Dominique Villemot, président de Démocratie Vivante : « L’accord PS-LFI enterre le socialisme français »

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Le score calamiteux de sa candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo, et l’alliance conclue avec La France insoumise posent la question de la survie du Parti socialiste . Dans une tribune, le sénateur PS de la Somme Rémi Cardon soutient que « le PS est mort, mais pas le socialisme » . À l’inverse, Dominique Villemot, président de Démocratie Vivante, think tank de centre-gauche macroniste, juge que l’accord signé avec LFI marque « la fin du processus de disparition du socialisme français ». Voici sa tribune.

L’accord conclu par le PS avec LFI constitue la fin du processus de disparition du socialisme français qui a cherché pendant un siècle à réaliser l’union des deux gauches irréconciliables : l’anticapitaliste et la républicaine. La première s’est longtemps incarnée dans le Parti communiste, puis dans Jean-Luc Mélenchon ; la seconde dans le Parti radical, Pierre Mendès-France, Michel Rocard puis Emmanuel Macron.

À la fois républicains et anticapitalistes, les socialistes ont réalisé plusieurs fois l’union des gauches, mais au prix d’un équilibre périlleux. Après Léon Blum en 1936, François Mitterrand conclut en 1972 avec le PCF un programme d’inspiration anticapitaliste prévoyant les nationalisations. L’échec de 1981-1983 donna raison à Michel Rocard. En 1997, Lionel Jospin arriva au pouvoir à la tête de la gauche plurielle.

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