« Les professionnels de la montagne ont le sentiment d'avoir été floués »

Par Michel Revol
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Dominique Marcel (micro en main), directeur général de la Compagnie des Alpes, à Serre-Chevalier.
Dominique Marcel (micro en main), directeur général de la Compagnie des Alpes, à Serre-Chevalier.

Mardi soir, devant sa télé, Dominique Marcel était encore un peu partagé. Le directeur général de la Compagnie des Alpes, qui gère onze stations de ski (Les Arcs, La Plagne, Tignes, Val d'Isère, Méribel, Serre-Chevalier?) et des parcs d'attractions (Parc Astérix, Futuroscope?), espérait encore un peu. Emmanuel Macron venait de dire qu'il lui semblait impossible d'ouvrir les remontées mécaniques à Noël, ce qui laissait entendre que ce serait possible? Le surlendemain, c'est la douche froide.

« Toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public », assure le Premier ministre, Jean Castex, tout en incitant les Français à se rendre dans les stations « pour profiter de l'air pur de nos belles montagnes »? Le patron du leader mondial des domaines skiables dit ne pas comprendre les « incohérences » du gouvernement, ni sa « précipitation » à vouloir interdire le ski alors que la situation sanitaire semble s'améliorer. Dominique Marcel s'inquiète aussi, évidemment, des conséquences sur les résultats de son entreprise. « Noël, c'est 15 à 20 % de l'activité de la Compagnie des Alpes qui est sacrifiée », dit-il. Le directeur général de la Compagnie des Alpes continue toutefois à espérer un peu. Il s'explique.

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