Dominic Ongwen, l'ex-enfant soldat que la justice internationale n'exonère pas

Falila Gbadamassi
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La Cour pénale internationale (CPI) a tranché, du moins en partie, le dilemme apparu avec l'affaire Dominic Ongwen, l'ex-enfant soldat devenu commandant du groupe rebelle ougandais L'Armée de résistance du Seigneur (LRA en anglais). En dépit de son passé de victime, il a été reconnu coupable le 4 février 2021 de 61 crimes de guerre et crimes contre l’humanité sur les 70 dont il était accusé. Ils ont été commis entre le 1er juillet 2002 et le 31 décembre 2005, alors qu'il était commandant de la brigade Sinia au sein de la LRA. Une période pendant laquelle il a aussi recruté et utilisé des enfants soldats. Il a été reconnu coupable "du crime de conscription et d'utilisation d'enfants de moins de 15 ans" dans sa brigade.

Un enfant victime mais un adulte "pleinement responsable"

Si, explique-t-on à La Haye, "les juges ont noté que Dominic Ongwen lui-même avait été enlevé en 1987 à l'âge d'environ 9 ans par l'ARS (l'ancien chef rebelle a déclaré, lui, avoir été enlevé à 14 ans, NDLR)", la CPI a néanmoins estimé qu'il "avait commis ces crimes en tant qu'adulte pleinement responsable" sur une vingtaine d'années. "En outre, la Chambre n’a pas trouvé d’éléments de preuve à l’appui de l’allégation selon laquelle il souffrait d’une maladie ou d’un trouble mental au cours de la période visée dans les charges ou qu’il aurait commis ces crimes sous la contrainte ou sous des menaces."

En d'autres termes, commente le juriste béninois Roland Adjovi, spécialiste du droit pénal (...)

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