Dominic Cummings, conseiller spécial de Boris Johnson, va quitter Downing street

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Aussi influent que controversé, l’homme de confiance du Premier ministre britannique a indiqué qu’il quitterait son poste à la fin de l’année 2020. Un départ à la suite de luttes intestines féroces au cœur de Downing street qui ont déjà conduit son allié Lee Cain, directeur de la communication de Boris Johnson à démissionner mercredi.

De notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Stratège génial pour certains, dangereux usurpateur pour d’autres, Dominic Cummings suscite autant d’admiration que de haine au sein de la classe politique britannique. Il a été l’un des artisans de la victoire du Brexit en 2016 et de celle de Boris Johnson lors des législatives de 2019. Mais au mois de mai les déplacements en plein confinement de Dominic Cummings, malade du Covid-19, avaient provoqué un énorme scandale.

Refusant de se séparer de son conseiller, Boris Johnson avait volé à son secours. Mais cette fois, alors que deux clans s’affrontent au sein de Downing street, le Premier ministre a choisi de laisser partir son tout-puissant bras droit. Dominic Cummings s’était fait de nombreux ennemis à la fois au sein du parti conservateur dont il court-circuitait l’influence, mais aussi parmi les fonctionnaires ministériels dont il entendait réduire drastiquement la présence. Beaucoup le rendent responsable des nombreux couacs et volte-faces du gouvernement et voient donc son départ comme une chance de mettre fin à la gestion chaotique du pays en pleine résurgence du coronavirus.

Mais Dominic Cummings n’entend pas partir avant d’avoir mis la touche finale à sa réalisation principale, le Brexit, au moment où Londres et Bruxelles entament un sprint final de négociations pour aboutir à un accord commercial d’ici le 31 décembre.