Le domicile d'une députée Rassemblement national perquisitionné après des soupçons d'emplois fictifs

Edwige Diaz à Saint-Savin (Vienne) le 12 juin 2022  - Thibaud MORITZ / AFP
Edwige Diaz à Saint-Savin (Vienne) le 12 juin 2022 - Thibaud MORITZ / AFP

Le domicile et le bureau à l'Assemblée nationale de la députée Rassemblement national (RN) de Gironde, Edwige Diaz, ont été perquisitionnés ce lundi, apprend-on dans Libération.

En cause: des soupçons d'emploi fictif portant sur la période où elle était assistante parlementaire de Jacques Colombier, député européen entre 2018 et 2019. Le domicile de ce dernier a également été perquisitionné et l'élu a été placé en garde à vue ce matin.

"Campagne de diffamation grotesque"

En juin 2021, durant les élections régionales où Edwige Diaz était la candidate du RN en Gironde, l'association Anticor avait saisi le parquet de Bordeaux pour soupçons d'emploi fictif. "À l’époque, d’anciens colistiers RN de la députée sont venus me parler de leurs soupçons", explique le référent girondin d’Anticor, David Poulain dans Libération.

"Tous ont évoqué des détournements de fonds publics, des renvois d’ascenseur entre Jacques Colombier et Edwige Diaz lorsqu’il a été nommé éligible en Dordogne pour les régionales 2021. Au détriment d’autres figures locales"

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Le parquet de Bordeaux a ensuite saisi le parquet européen en juillet 2021, lequel dirige depuis, en France, une enquête préliminaire pour "détournements de fonds publics, complicité de recel".

Une "manœuvre ridicule"

De son côté, Edwige Diaz s'est exprimée sur Twitter. Elle s'est dit victime, avec Jacques Colombier, "d'une campagne de diffamation grotesque de la part, notamment, d'anciens membres du Rassemblement national qui ne cherchent qu'à nous salir". Pour la suite, "nous sommes sereins face à cette manœuvre ridicule et le prouverons rapidement aux autorités compétentes", a-t-elle ajouté.

L'avocat de la députée, Alexandre Varaut, a assuré à France Bleu Gironde qu'il n'"y a pas une minute [de travail] qui ne soit pas justifiée". Il précise que sa cliente "avait un emploi à mi-temps". Et ajoute dans la foulée: "elle a travaillé même plus qu'à mi-temps, nous en avons la preuve".

Article original publié sur BFMTV.com