"Je dois pouvoir dire ce que je pense" : menacée d'expulsion d'En marche pour ses propos homophobes, Agnès Thill dénonce une "lapidation"

Lorrain Sénéchal
"Je n’ai rien fait de mal", martèle la députée La République en marche de l'Oise, convoquée mardi 25 juin devant la commission des conflits du parti.

La députée La République en marche Agnès Thill a rendez-vous au siège du parti présidentiel mardi 25 juin à 13 heures. La commission des conflits pourrait l'exclure en raison de propos jugés homophobes y compris par certains de ses collègues de la majorité. Agnès Thill est farouchement opposée à l'ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes, prévue dans le projet de loi bioéthique.

Elle estime pêle-mêle que la mesure va "évincer les pères de la naissance et de l'éducation des enfants", elle dénonce un "puissant lobby LGBT à l'Assemblée", et compare les "femmes seules" qui veulent recourir à la PMA à des "droguées". Si Agnès Thill dit s'être déjà excusée pour certains de ces propos, elle se voit comme une victime seule contre tous.

Moi je trouve que ça s’appelle de la lapidation.

Agnès Thill<p
class="ftvi_citation_source">à franceinfo

"Il y a des pays comme ça où ils se mettent à plusieurs contre une personne sans une autre forme de procès", ose Agnès Thill. "Je dois pouvoir, dans ce pays, dire ce que je pense. Je n’ai rien fait de mal, je ne fais rien de mal", martèle la députée de l’Oise.

Une posture jugée contre-productive par les opposants à la PMA

Quoi qu'en dise Agnès Thill, un réel débat anime les députés En marche au sujet de ce projet de loi bioéthique. Certains, comme (...)

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