Des documents top secret chez Trump ont justifié la perquisition du FBI à Mar-a-Lago

MARCO BELLO / REUTERS

“La plus grande pièce du puzzle expliquant pourquoi les agents du FBI ont perquisitionné la résidence de Donald Trump” à Mar-a-Lago a été rendue publique vendredi 26 août : l’acte de procédure écrit pour justifier la perquisition, résume le Washington Post.

“Dans sa forme complète”, ce document judiciaire, rédigé avant la perquisition du 8 août dans la résidence de M. Trump en Floride et “habituellement scellé”, “explique exactement ce que les agents du FBI pensaient être caché [sur place] et quels crimes ont pu être commis”, ajoute le journal. Mais la version que le ministère de la Justice a publiée avait été en très grande partie biffée afin de protéger l’enquête : sur 38 pages, “24 sont entièrement ou partiellement noircies”, relève le Wall Street Journal.

On y apprend notamment que les enquêteurs fédéraux américains ont obtenu un mandat pour perquisitionner la propriété de Mar-a-Lago de l’ancien président américain en faisant état d’une série de documents hautement confidentiels qu’ils avaient déjà obtenus là-bas, note Politico.

Plus de 184 documents classifiés avaient déjà été récupérés

Selon ce texte, les boîtes récupérées dans la résidence de M. Trump à Mar-a-Lago au début de l’année contenaient plus de 184 documents classifiés, dont 25 portant la mention “top secret”, 92 la mention “secret” et 67 la mention “confidentiel” – le plus bas niveau de classification de sécurité nationale, précise Politico. Certains de ces documents contenaient des informations provenant “de sources humaines”. Et d’autres contenaient des “notes manuscrites” de M. Trump.

Toujours d’après le document judiciaire, les responsables de l’agence nationale des archives, chargée de consigner pour l’histoire les activités présidentielles, avaient alors découvert que certains de ces “documents hautement confidentiels n’étaient pas triés, étaient mélangés à d’autres documents et n’étaient pas identifiés de manière appropriée”.

Les procureurs ont également ajouté, dans un autre document judiciaire rendu public vendredi, que l’enquête criminelle en cours sur les documents gouvernementaux cachés au domicile de Trump en Floride a impliqué “un nombre important de témoins civils” dont la sécurité pourrait être compromise si leur identité était révélée.

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