Le documentaire "La science a mauvais genre" fait la promotion des femmes en science

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Quatre portraits de scientifiques, ce soir sur France 2, montrent tout l’intérêt de faire des sciences, mais comment de multiples obstacles, éducatifs, institutionnels, sociaux… rendent leur accès plus difficile aux femmes.

Et de ! Et pas une seule femme récompensée en ce début de semaine, dans aucun des trois domaines - physique, chimie médecine-physiologie. Oui, dira-t-on, mais l’année dernière il y eut un beau doublé remarqué avec le prix Nobel de chimie attribué à la fois à , pour leurs travaux fondamentaux sur l’art d’éditer le génome avec la technique Crispr-Cas9…

Voilà bien l’exception qui confirme la règle. Car il est un fait indéniable et les chiffres sont là pour le prouver : les sciences manquent de femmes et bien peu sont mises en valeur pour leurs travaux pionniers. En France, dans un secteur aussi fondamental que le numérique, qui va transformer peu ou prou 8 métiers sur 10, on ne trouve que de 10% à 15% de femmes. Quant au ratio des ingénieures, il diminue depuis les années 2000 et stagne aujourd’hui autour de 22%. Antoine Petit, PDG du CNRS - plus grand centre européen de recherches, qui compte un tiers de chercheuses dans ses effectifs – regrette dans une (1) "la trop faible proportion de femmes directrices d’unité". "Et pour le recrutement initial ?" lui avons-nous demandé… "Nous ne sommes pas très bons" a-t-il reconnu.

Mise en confiance

Le film que propose ce soir France 2, au titre volontairement provocateur "La science a mauvais genre" rappelle en commentaire ces chiffres quelque peu déprimants (2). Heureusement, son rythme et sa mise en image sont tout sauf moroses. On y découvre même de somptueux paysages norvégiens, où évolue dans de flamboyantes forêts d’automne l’une des quatre scientifiques que la réalisatrice Laure Delalex a choisies pour incarner son propos. Aucune mélancolie pour commencer avec la déterminée Solène Lallart, casque de chantier et boucles d’oreilles, tout à sa joie de montrer « son » atelier, où cette ingénieure en mécanique pilote la réalisation de gigantesques navires des Chantiers de l’Atlantique. "Les ingénieur.es sont utiles", dit-elle, tout en explicitant ce qu’elle fait au quotidien devant un groupe de lycéennes venues la voir sur s[...]

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