Un documentaire redonne vie à la pouponnière d’Antony

Corentin Lesueur

Programmé au festival Les Etoiles du documentaire ce week-end à Paris, « Troisième printemps » ressuscite une institution à la méthode révolutionnaire, détruite en 2000.


Peu de chance que les élèves du collège François-Furet, avenue Léon-Blum, connaissent l’histoire de la majestueuse bâtisse qui, jusqu’en 2000, trônait en lieu et place de leur établissement scolaire. La pouponnière Paul-Manchon a pourtant été un modèle d’accueil d’enfants, certes plus jeunes (de 0 à 6 ans) et moins favorisés, parce qu’abandonnés par leurs parents ou confiés sur décision de justice.

Pendant plusieurs décennies, jusqu’à 130 pensionnaires ont été choyés par les « maternantes », érigées en avant-gardes du soin apporté à des hôtes parfois âgés de quelques jours, mais déjà cabossés.

« La particularité du lieu était de soigner les enfants d’un point de vue psychique, et pas seulement de les accueillir, explique Arnaud de Mezamat. Une telle approche n’existait pas, et n’existe sans doute plus. » En 1999, ce documentariste y a passé près de six mois pour une série de films sur la maltraitance. Sans se douter qu’il immortalisait les derniers moments de l’institution. A l’annonce de la destruction du site, il se sent le « devoir d’apporter un témoignage sur ce lieu extraordinaire ».


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Lieu de tournage de « Troisième printemps », la pouponnière d'Antony faisait le pari du « soin psychique » des enfants./DR

« Une méthode révolutionnaire »

Cousu à partir d’une centaine d’heures de rush, « Troisième printemps » est programmé au festival Les étoiles du documentaire, ce week-end au Forum des images, à Paris. Il raconte une pension bordée d’un immense parc, où des enfants de quelques mois sont accueillis par des mots d’adultes, et dont le parcours sera finement retranscrit dans un cahier individuel, chaque jour, par leur « maternante ».

Arnaud de Mezamat se souvient : « La méthode était révolutionnaire : sous l’influence de la psychanalyse et du courant de Françoise Dolto ; parfois à (...)

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