Doctor Clown, le Polonais qui évacue les civils ukrainiens avec son nez rouge

PHOTO IVAN ALVARADO/REUTERS

“Au moment d’entrer dans les pires zones de conflit, en Ukraine, Jan Tomasz Rogala enfile trois choses : son casque, son gilet pare-balles et… un nez rouge.” Dans une vie antérieure, celle d’avant la guerre, le Polonais travaillait en tant que clown professionnel dans un hôpital de Dnipro, en Ukraine, relate The Daily Telegraph. Son public : des enfants atteints d’un cancer et leurs familles. “Aujourd’hui, son alter ego s’est reconverti.”

À bord d’un van coloré, Doctor Clown sillonne les régions meurtries par l’invasion russe lancée le 24 février dernier. Mû par la même envie : faire rire malgré tout. “Il s’efforce de redonner le moral aux personnes, épuisées et terrorisées, qui sont évacuées des caves de leurs maisons détruites, tout en les aidant à se mettre rapidement à l’abri”, salue le quotidien londonien.

“Avec une équipe de volontaires de l’association caritative locale Pomogaem, et à bord de bus financés par des dons, il a participé à l’évacuation de milliers de civils pris au piège dans des villes et des villages près du front de Kharkiv, dans le Nord, et dans la région du Donbass, dans l’Est.”

Tirs de mortiers

Au prix d’une prise de risque totale, poursuit The Daily Telegraph. “Même son véhicule bleu, décoré de personnages de dessins animés souriants, n’a pas échappé à la rage aveugle de l’armée russe.” Dans la région de Louhansk, par exemple, le convoi s’est récemment retrouvé en difficulté, visé par des tirs de mortiers. “Pour les soldats, c’est normal, je sais, mais pas pour moi, je suis un clown”, soupire Rogala.

Au début de la guerre, les opérations de sauvetage concernaient en premier lieu les familles et les enfants. “Quand les gens vivent dans l’angoisse, dans leur cave, ils ont peur, ils sont nerveux, sales, et là, vous réussissez à alléger un peu l’ambiance, en disant quelque chose de drôle, en vous moquant de vous-même, ou en les prenant dans vos bras, confie l’homme de 55 ans. Je porte toujours mon faux nez. Les gosses l’adorent. Ils sont sacrément costauds.”

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