Doctolib veut lutter contre l’inégalité père-mère entourant la santé des enfants

85 % des rendez-vous pris pour les enfants sont réservés par des femmes. Doctolib lance deux nouvelles fonctionnalités pour remédier à ce déséquilibre : le partage de compte enfant et l’ordonnance dématérialisée.
85 % des rendez-vous pris pour les enfants sont réservés par des femmes. Doctolib lance deux nouvelles fonctionnalités pour remédier à ce déséquilibre : le partage de compte enfant et l’ordonnance dématérialisée.

SANTÉ - S’occuper de la santé des enfants ? Encore une affaire de femme. Et dans de (trop) grandes proportions. En 2022, environ 31 millions de rendez-vous médicaux ont été réservés pour des enfants sur Doctolib, selon les chiffres de la plateforme diffusés par nos confrères de France Inter ce mercredi 8 mars. Et près de 26 millions d’entre eux ont été réservés par des femmes. Soit 85 %.

Pour tenter de pallier cet immense déséquilibre entre pères et mères, Doctolib lance donc deux nouvelles fonctionnalités : le partage de compte enfant et l’ordonnance dématérialisée. Leur but est de répartir plus facilement les tâches liées à la gestion de la santé des enfants entre les parents.

Des chiffres « qui objectivent la charge mentale »

« Jusqu’à maintenant, le compte d’un mineur ne pouvait être géré que par un seul adulte », explique Élise Bert, directrice exécutive de Doctolib. « Désormais, grâce à ce partage de compte, les deux parents vont pouvoir gérer la santé de leur enfant. Chacun des deux adultes pourra réserver, modifier, annuler les rendez-vous et même gérer les documents médicaux. »

Concernant l’ordonnance dématérialisée, Élise Bert précise : « À la fin d’une consultation physique ou en vidéo, le professionnel de santé va pouvoir envoyer directement l’ordonnance dans l’espace ’Mes documents’ du patient. Si la fonctionnalité de partage de compte est activée, chacun des deux adultes pourra avoir accès à l’ordonnance et se rendre ensuite à la pharmacie. »

« Grâce à ces nouvelles fonctionnalités, les deux parents pourront désormais prendre rendez-vous pour l’enfant, l’accompagner à la consultation ou se rendre à la pharmacie avec l’ordonnance », espère celle qui considère ces chiffres comme « édifiants parce qu’ils objectivent la charge mentale des femmes ». Reste à savoir si ces nouvelles fonctionnalités convaincront le conjoint le plus réticent à prendre ses responsabilités.

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