D'où vient la tradition du gui pour le nouvel an ?

“Au gui l’an neuf !” C’est par cette expression que les druides célébraient le passage au solstice d’hiver en coupant du gui, une plante pourtant désignée comme « parasite » et originaire des régions tempérées d’Europe. Toxique pour l’homme et invasive sur la végétation environnante, le gui a toutefois vite trouvé grâce aux yeux des Celtes qui l’appelaient « rameau d’or » et l’accrochaient aux maisons afin de les préserver du mauvais sort et des maladies. Pour faire les choses dans les règles de l’art, la plante devait être cueillie le sixième jour de la lune, qui correspondait au début du mois gaulois, afin de garder toutes ses vertus. On lui prêtait en effet le pouvoir de fécondité et d’annuler les effets d’un poison.

Le gui est resté associé au jour de l’an car il est tout simplement abondant à cette période. La tradition a par la suite traversé les siècles. Les textes d’histoire rapportent qu’il était également de coutume au Moyen Âge de suspendre du gui aux poutres des plafonds pour assurer la prospérité de la maison et de tous ses occupants : culture, animaux, descendance… On croyait aussi que deux ennemis se rencontrant sous du gui devaient observer une trêve. Superstition ou simple ornementation pour décorer son foyer au moment des fêtes, la tradition du gui est bel et bien parvenue jusqu’à nous. Il n’est pas rare de voir trôner une branche ou deux en guise de couronne au-dessus d’une porte, en signe de paix, santé et bonheur pour l’année à venir.

La tradition du baiser (...)

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