DMLA: les promesses des traitements à base de cellules souches

Prigent, Anne
La DMLA, qui est la première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans, concerne environ 1,5 million de Français. / 123342435/lpictures - stock.adobe.com

Une nouvelle approche thérapeutique avec des greffes de cellules offre un espoir de traitement pour cette maladie oculaire liée à l’âge.

Première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie de la région centrale de la rétine appelée la macula. Elle débute par une phase le plus souvent sans signe clinique, appelée maculopathie liée à l’âge ou encore DMLA débutante qui évoluera sur plusieurs années vers la DMLA intermédiaire, stade auquel apparaissent une gêne visuelle et des dépôts visibles par un examen du fond de l’œil. Au stade ultime, la DMLA avancée est caractérisée soit par une atrophie avec perte des photorécepteurs et des cellules sous-jacentes appelées l’épithélium pigmenté («DMLA atrophique»), soit par l’apparition d’un œdème maculaire («DMLA humide»).

«Sans que l’on puisse prédire au stade précoce quelle va être la forme de DMLA avancée qui va apparaître, la moitié évolue vers la forme atrophique et l’autre moitié vers la forme humide», précise le professeur Michel Weber, ophtalmologue au CHU de Nantes. Les deux formes conduisent, sans traitement, à une dégradation irréversible de la macula et à une perte de la vision centrale.

Combien de personnes sont touchées? Toutes formes confondues, cette maladie concerne environ 1,5 million de Français. «Mais sa fréquence augmente avec l’âge. Un quart des octogénaires souffrent de maculopathie liée à l’âge et 10 à 15 % de DMLA», précise le professeur Jean-François Korobelnik, ophtalmologue au CHU de Bordeaux.

Depuis une dizaine d’années, la forme humide, qui évolue le plus rapidement, bénéficie d’un traitement efficace consistant en des injections directement dans l’œil (injections intra-vitréennes). C’est aujourd’hui la forme atrophique, d’évolution plus lente mais inéluctable, qui se retrouve orpheline de traitement. Le lampalizumab, seul médicament arrivé en phase finale d’expérimentation clinique, n’a pas montré de diminution de l’atrophie (...) Lire la suite sur Figaro.fr

Cellules souches: la première opération de la rétine avec donneur 
Santé des yeux: la recherche avance sur la DMLA 
DMLA: «J’ai bénéficié d’un dépistage précoce qui a sauvé ma vue» 
DMLA: le nombre de nouveaux cas est en baisse constante 
Inscrivez-vous à la newsletter du Figaro Santé

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages