A Djibouti, grâce à Omar Guelleh, la Chine est en son jardin

Jacques Deveaux
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"Ismaël Omar Guelleh a reçu en héritage la présidence de Djibouti en 1999." Une formule reprise par France 24, qui en dit long sur la perception de la démocratie pour ce champion de la longévité politique. Mais force est de constater qu'Omar Guelleh a donné à son pays un poids politique, que l'indépendance en 1977 ne lui avait pas conféré.

Position stratégique

Situé entre la mer Rouge et le Golfe d'Aden, le pays a su tirer un avantage économique de sa position stratégique. Longtemps, Djibouti a été une chasse gardée de la France, ancienne puissance coloniale qui y entretenait une forte présence militaire. Mais Djibouti sous la présidence d'Omar Guelleh s'est ouvert à d'autres nations. Les Etats-Unis, le Japon, l'Italie s'y sont installés, garantissant au pays une rente annuelle estimée à 200 millions de dollars.

L'arrivée la plus spectaculaire et la plus commentée a été celle de l'armée chinoise, le 1er août 2017. Une base navale et un cantonnement militaire assurent à Pékin une présence permanente de 1 000 soldats et permettent d'en accueillir dix fois plus. Cette installation a jeté un froid dans les chancelleries occidentales, inquiètes des réelles intentions chinoises.

Financements de Pékin

Pour Djibouti, cela a scellé une alliance prédominante. Au-delà de la redevance de vingt millions de dollars annuels, Djibouti a attiré les capitaux et le commerce chinois. Pékin est devenu le premier fournisseur et investisseur du pays. "Les investissements annuels du dragon (...)

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