Djaïli Amadou Amal : de Bamako à Paris, en passant par Yaoundé

Par Valérie Marin La Meslée
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Avec « Les Impatientes », Djaïlil Amadou Amal fait la différence par la qualité, la profondeur et l'authenticité de son regard sur la réalité de femmes en Afrique.  
Avec « Les Impatientes », Djaïlil Amadou Amal fait la différence par la qualité, la profondeur et l'authenticité de son regard sur la réalité de femmes en Afrique.

C'était à Bamako, en février 2015. Comme chaque année, la Rentrée littéraire du Mali y invite des auteurs venus de toute l'Afrique, mais aussi d'ailleurs, pour des débats, rencontres avec les jeunes, lycées, universités. Parmi eux, une écrivaine peule, venue du Cameroun, ne passe par inaperçue tant son élégance vestimentaire impressionne, tout comme ses tatouages. Désormais, ce sont ses pages et ses paroles engagées qui vont d'emblée identifier Djaïli Amadou Amal comme une personnalité d'exception. Cette année-là, elle vient parler de son second roman, Mistiriijo. La mangeuse d'âmes. Aissatou Dona, l'héroïne, « mangeuse d'âmes », est réellement accusée d'avoir mangé l'âme d'un enfant. Comment mener sa vie quand on a été ainsi désignée ?Son personnage est une rebelle et se lève devant l'injustice dont elle est l'objet. Ce qui frappe dans le roman, c'est le regard que l'écrivaine porte sur les coutumes et la tradition aussi bien en dénonçant leur cruauté qu'en appréciant parfois leur aspect positif.Son premier roman, Walande, l'art de partager un mari, paru aux éditions Ifrikiya en 2010, a reçu le premier prix de l'Alliance internationale des éditeurs indépendants en évoquant déjà le sujet complexe et douloureux des co-épouses. Ce sujet revient dans Munyal, les larmes de la patience, publié aux éditions Proximité à Yaoundé en 2017. À la Rentrée littéraire du Mali 2018, l'écrivaine était de nouveau parmi nous à Bamako pour cet ouvrage.Lire aussi Bamako cité l [...] Lire la suite