Des dizaines de sites français affichent des messages de propagande islamiste après un piratage informatique

·2 min de lecture

Plusieurs dizaines de petits sites internet français ont été touchés par une vague de piratages informatiques consistant à leur faire afficher des messages de propagande islamiste.

Plusieurs dizaines de petits sites internet français ont été touchés par une vague de piratages informatiques consistant à leur faire afficher des messages de propagande islamiste, a constaté lundi l'AFP. Des messages tels que "Victoire pour Mohammed, victoire pour l'Islam et Mort à la France" et un montage représentant Emmanuel Macron grimé en cochon étaient affichés à la place de la page d'accueil de sites d'associations de retraités, de commerces ou de petites mairies. D'autres sites affichaient en lettres vertes le message "Opération lancée par des hackers musulmans contre la France pour avoir insulté le prophète Mahomet et profané publiquement l'Islam".

Contactée lundi par l'AFP, une source policière n'avait "pas connaissance de plainte", "mais ce n'est sans doute qu'une question de temps", a-t-elle estimé.

Le dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance avait lancé l'alerte la veille sur Twitter, indiquant qu'une "vague de cyberattaques en défiguration" ciblait de "nombreux sites français". "Le trafic a explosé dimanche soir sur notre plateforme" (cybermalveillance.gouv.fr) qui donne des conseils aux victimes de ce type d'agissements, a déclaré lundi à l'AFP son directeur général Jérôme Notin. Les éditeurs de sites internet peuvent notamment se prémunir de ces attaques en réalisant les mises à jour techniques de leur site internet.

"Un type d'attaque non sophistiquée qui ne vise qu'à déstabiliser l'opinion publique"

"Plusieurs dizaines de sites internet, peut-être une centaine, ont été touchés", a estimé Gérôme Billois, spécialiste en cybersécurité du cabinet Wavestone, interrogé par l'AFP. "C'est ciblé sur un message politique clair", a-t-il noté, rappelant une vague d'attaques similaires(...)


Lire la suite sur Paris Match