Des dizaines de milliers de galaxies formant des étoiles au début de l’Univers

Nathalie Mayer, Journaliste
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L’International Low Frequency Array (Lofar), c’est un large réseau de 70.000 radiotélescopes répartis sur l’Europe. Et c’est grâce à lui que des chercheurs ont pu obtenir des images époustouflantes – qui ont donné lieu à la publication de plusieurs articles scientifiques dans un numéro spécial de la revue Astronomy & Astrophysics – de dizaines de milliers de galaxies parmi les plus éloignées de notre Voie lactée. À une époque où l’Univers était jeune, quelque trois milliards d’années seulement, et où la plupart des galaxies formaient des étoiles.

« Lorsque nous regardons le ciel avec un radiotélescope, les objets les plus brillants que nous voyons sont des trous noirs massifs au centre des galaxies. Cependant, nos images sont si profondes que la plupart des objets qu’elles montrent sont des galaxies comme notre propre Voie lactée, qui émettent de faibles ondes radio qui trahissent des formations d’étoiles en cours », raconte Philip Best, chercheur à l’université d’Édimbourg, dans un communiqué de l’Institut néerlandais de radioastronomie (Astron) qui opère le Lofar.

Ici, l’image de l’International Low Frequency Array (Lofar) la plus profonde jamais réalisée, dans la région du ciel connue sous le nom d’Elais-N1. Cette image provient d’un seul pointage Lofar observé à plusieurs reprises pendant un total de 164 heures. Plus de 80.000 sources radio sont détectées. Parmi elles, des trous noirs massifs. Mais pour la plupart, des galaxies éloignées semblables à la Voie lactée, formant leurs étoiles. © Philip Best et Jose Sabater, Université d’Édimbourg
Ici, l’image de l’International Low Frequency Array (Lofar) la plus profonde jamais réalisée, dans la région du ciel connue sous le nom d’Elais-N1. Cette image provient d’un seul pointage Lofar observé à plusieurs reprises pendant un total de 164 heures. Plus de 80.000 sources radio sont détectées. Parmi elles, des trous noirs massifs. Mais pour la plupart, des galaxies éloignées semblables à la Voie lactée, formant leurs étoiles. © Philip Best et Jose Sabater, Université d’Édimbourg

Des découvertes palpitantes en perspective

Derrière ces images, il y a plusieurs secrets. D’abord la haute sensibilité du Lofar. Puis la vaste zone du ciel observée. Quelque 300 fois les dimensions de la pleine Lune. Une zone observée encore et encore pour combiner plus de 4 pétaoctets de données – l’équivalent d’un million de DVD – et obtenir une image d’exposition longue. Ensuite, le fait que les ondes radio percent les...

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