Dixon est frustré par la limite de durée des relais au Texas

Emmanuel Touzot

En plus d'avoir retardé le début de saison de l'IndyCar, le COVID-19 a un impact sur la première course disputée cette année. Le même week-end que le Grand Prix d'Australie de F1, la course inaugurale de la saison 2020 a été annulée à quelques heures de son déroulement, alors qu'une réduction du format et un huis clos avaient été décidés à St. Petersburg.

Deux mois et demi plus tard, l'IndyCar revient pour son véritable coup d'envoi sur le Texas Motor Speedway, un ovale à très haute vitesse où le kit aérodynamique à faible appui sera utilisé. Toutefois, l'ajout de l'Aeroscreen va augmenter le poids et rehausser le centre de gravité des monoplaces, et les pneus Firestone n'ont pu être testés convenablement pour les adapter à ces charges différentes. 

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De fait, l'IndyCar a décidé que les relais seront limités à 35 tours pour ne pas trop insister sur la dégradation des pneumatiques et ne pas risquer de les emmener trop loin dans les contraintes physiques imposées. , qui excelle souvent dans la gestion des longs relais et de la dégradation des gommes, ne cache pas une certaine frustration face à l'élimination de ce paramètre.

"Je pense que réduire les relais de moitié élimine tout ce qui tourne autour de la dégradation des pneus", a déclaré le quintuple Champion de la discipline. "J'aurais préféré qu'ils proposent une sorte d'échelle, plutôt que de tout couper en deux. Ce sera intéressant de voir ce qui en découlera. Les arrêts aux stand vont revêtir une énorme importance, ainsi que les tours d'entrée, et ça pourrait créer d'autres problèmes. Les ravitaillements en carburant seront courts, donc il y aura beaucoup de pression sur les gars dans le stand."

Selon lui, l'absence de dégradation des gommes va entraîner une course en paquet, et il juge que cela augmente le risque d'accidents dans les stands lorsque plusieurs pilotes y entreront ensemble : "Mais on espère que ça ne se produira pas. Je pense que le professionnalisme de toutes ces équipes et de tous ces pilotes est désormais très bon."

Un programme condensé sur une seule journée

L'autre défi de cette reprise sera le format du week-end, puisque tout se déroulera en une seule journée. Le samedi matin, une séance de 80 minutes d'essais libres sera tenue, avant les qualifications. Le soir, à 2h30 heure française dans la nuit de samedi à dimanche, la course de 200 tours promet d'être très disputée avec 48 tours de moins qu'en 2019. Dixon juge que Chip Ganassi pourra profiter de la présence de trois monoplaces pour abattre beaucoup de travail en essais libres, puisque lui et .

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"Après les qualifications, les voitures sont mises sous scellés, on ne peut rien changer pour la course, donc il faut avoir travaillé les bases en très peu de temps. Il faut aborder cela avec un état d'esprit positif. Je pense qu'une équipe comme la nôtre a beaucoup de ressources, elle peut courir avec plusieurs configurations et ça peut présenter un avantage. Mais honnêtement, la compétition en [IndyCar] crève le plafond. Ce sera difficile avec n'importe quel format."

Malgré la frustration des relais obligatoirement écourtés, le Néo-Zélandais est positif à l'idée de disputer les essais et la course sur une seule journée à plusieurs reprises cette saison, puisque ce format sera reproduit notamment lors des courses doubles à Road America, sur l'Iowa Speedway et à Laguna Seca, afin d'organiser un maximum de courses en évitant des déplacements trop nombreux : "Je suis en faveur de ces événements courts. J'aime le fait que nous fassions de nombreuses courses doubles."