Dix mises en examen pour des pillages lors des violences urbaines de novembre en Guadeloupe

Des manifestants contre l'obligation vaccinale aux Abymes, près de Pointe-a-Pitre en Guadeloupe en novembre 2021 (Photo d'illustration). - Christophe ARCHAMBAULT
Des manifestants contre l'obligation vaccinale aux Abymes, près de Pointe-a-Pitre en Guadeloupe en novembre 2021 (Photo d'illustration). - Christophe ARCHAMBAULT

Dix personnes ont été mises en examen à Pointe-à-Pitre, soupçonnées "d'avoir activement participé aux pillages de six bijouteries" en novembre lors des violences en Guadeloupe, a indiqué ce samedi le parquet de Pointe-à-Pitre.

Quatre ont été placées en détention provisoire et six sous contrôle judiciaire, a précisé le parquet, sur son compte Twitter.

Toutes ont été mises en examen pour "vols aggravés en réunion par effraction, avec dégradations par incendie", avait précisé auparavant une source judiciaire.

Contestation du pass sanitaire

Des violences urbaines avaient éclaté en novembre 2021 en Guadeloupe sur fond de crise sociale et de contestation du pass sanitaire.

Du 18 au 20 novembre 2021, "six bijouteries avaient été pillées. L'une avait été incendiée" et le feu s'était propagé à d'autres immeubles, provoquant un incendie majeur en plein centre de Pointe-à-Pitre, avait indiqué la source judiciaire.

Les pompiers parlaient alors d'un "contexte de guérilla urbaine ayant fortement entravé l'acheminement des secours sur site".

Après six mois d'investigations, 10 suspects ont été "placés en garde à vue et mis en examen", soupçonnés d'avoir "participé à ces pillages", a confirmé à l'Agence France-Presse (AFP) Patrick Desjardins, procureur de la République de Pointe-à-Pitre.

"Un ou deux individus se sont présentés spontanément" et d'autres "ont été interpellés mercredi, jeudi et encore ce vendredi matin, lors de différentes opérations en zone pointoise", menées notamment par le RAID, selon la même source.

Un policier parmi les mis en examen

Parmi ces 10 personnes figure un mineur au moment des faits et deux récidivistes, a précisé Desjardins.

876450610001_6284068818001

Un premier pilleur présumé avait été mis en examen fin 2021.

Par ailleurs, huit hommes, dont un policier, sont mis en examen, soupçonnés d'avoir planifié et organisé les violences urbaines de la fin 2021, qui avaient touché d'autres commerces, un local des douanes ou des casernes des forces de l'ordre. Sept sont écroués depuis le 21 janvier.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles