Dix ans pour sauver la biodiversité en France

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La stratégie nationale pour la biodiversité vient d’être publiée par le ministère de la Transition écologique. 30% de la superficie de la France et de l’outre-mer et 30% des aires marines devront être protégés d’ici 2030. Un objectif ambitieux qui devrait susciter beaucoup d’oppositions.

Dans la foulée d’un consacré au sujet, le ministère de la Transition écologique publie ce 13 janvier 2021 pour 2030. Au cours de cette décennie, 30% de la surface terrestre et marine de l’Hexagone et des départements et territoires d’outre-mer devront être protégés dont 10% en protection forte. L’objectif est présenté comme une absolue nécessité. "Préserver la biodiversité, c’est veiller sur un capital naturel dont dépendent notre santé, notre qualité de vie et notre survie", prévient le préambule. La survie passera donc par la protection forte de 250.000 hectares de forêts, la création et l’extension de 20 réserves naturelles régionales, la création de deux nouveaux parcs naturels régionaux (il en existe 56 aujourd’hui), la préservation de 6.000 hectares supplémentaires sur le littoral et la protection de la totalité des récifs coralliens dépendant de la France dès 2025.

Et pas question de finasser sur les termes. Le document gouvernemental fait sien la définition de qui fait autorité auprès des protecteurs de la nature. Une aire protégée est "un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés". C’est ce rôle que devront jouer les territoires concernés. Aujourd’hui, 23% de la surface de la France et de ses DOM bénéficient d’une protection mais il existe une vingtaine de statuts différents dont certains, très laxistes, ne permettent pas une gestion à long terme de la nature. Depuis la première loi sur la nature en 1976, la réglementation s’est en effet adaptée aux oppositions locales ou de secteurs professionnels refusant de se voir imposer un encadrement plus strict de leur activité. Ce maquis réglementaire est souvent déploré par les scientifiques pour son manque de lisibilité et ses faiblesses ainsi que l'ont regretté le 3 novembre 2020 les participants au [...]

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