Dix ans après le séisme en Haïti, le constat amer de nos Observateurs

Le 12 janvier 2020, Haïti commémorait la mémoire des plus de 200 000 victimes du séisme qui a frappé l’île dix ans plus tôt. À cette occasion, nous avons interrogé trois de nos Observateurs sur l'avancée de la reconstruction, une décennie plus tard. 

Le 12 janvier 2010, Haïti était frappé par un tremblement de terre de magnitude 7 sur l'échelle de Richter. En 35 secondes, la secousse avait transformé la capitale Port-au-Prince et les villes de Gressier, Léogâne et Jacmel en champs de ruines, entraînant la mort de plus de 200 000 personnes et blessant 300 000 autres

Dans notre dernière émission, trois de nos Observateurs, Jenny Cadet, comédienne, Wilney Taris, fondateur du Réseau des Blogueurs en Haïti (RBH) et Aristide Deslande, spécialiste des religions sont revenus sur cette terrible journée de 2010 et sur ce qui a été fait depuis le séisme. Ils regrettent notamment l'absence de code de construction effectivement appliqué. 

"On nous a promis un code de construction afin d'éviter, au cas où il y aurait une autre catastrophe naturelle, qu'on ait autant de victimes", relève Wilney Taris. Or, pour Aristride Deslande, "les gens construisent comme bon leur semble". "Alors si je choisis de respecter les normes, tant mieux. Si je ne le fais pas, tant pis", poursuit-il. 

Jenny Cadet est elle très pessimiste : "C'est malheureux, mais si aujourd'hui un autre 12 janvier devait se passer, il y aurait autant de catastrophes qu'en 2010".

>> Retrouvez ces trois témoignages dans l'émission ci-dessous :