Dix ans après, que reste-t-il de la révolution égyptienne de 2011 ?

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Un obélisque caché sous une bâche en plein milieu de la place Tahrir au Caire, comme une allégorie du pays. Le 25 janvier 2011, moins d'un mois après le début de la "révolution du jasmin" tunisienne, les Egyptiens descendent dans la rue pour protester contre le régime du président de l'époque, Hosni Moubarak. Pendant 17 jours, ce sont des milliers de personnes qui occupent la place Tahrir, l'une des principales de la capitale égyptienne, pour mettre fin à l'État policier, obtenir la démission du président et la démocratie. Une lame de fond populaire qui obtient gain de cause.

Les symboles de la révolution sous bonne garde

Dix ans après le premier rassemblement, la place Tahrir est toujours un énorme rond-point au centre du Caire, où les piétons n'ont pas d'autres choix que slalomer entre les flots de voitures. Mais pour ceux qui ont connu cette "place de la Libération" en 2011, tout a changé. Des rangées de palmiers, des bancs, un parking sous-terrain, du gazon et surtout, en plein milieu, cet obélisque de l'époque de Ramsès 2 caché sous une bâche depuis un an, et entouré de quatre sphinx eux aussi dissimulés dans des caisses en bois. Des monuments gardés par des soldats qui empêchent quiconque de s'en approcher de trop près.

2021 - place tahrir 3
2021 - place tahrir 3

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