Dix ans après, le printemps arabe n'a porté ses fruits qu'en Tunisie

Décembre 2010, un jeune Tunisien devient le symbole de la révolution du Jasmin. Son immolation va enflammer le monde arabe. Après quatre semaines de contestation et une grève générale, l’inamovible président Ben Ali fuit le pays. Un peu partout au Moyen-Orient, les peuples se soulèvent et réclament la démocratie. Des espérances très rapidement déçues. En Egypte, une junte militaire se substituera finalement à l’autoritaire Hosni Moubarak, le début d’une nouvelle dictature. Seul le Jasmin a survécu La Libye ne fait pas exception. Après la mort de Kadhafi, les milices militaires religieuses s’affrontent, laissant place à l’Etat islamique qui s’implante dans le nord du pays. Aujourd’hui encore, la Libye est en proie au chaos. Vivement contesté dès 2011, le président syrien Bachar al-Assad se pose en rempart contre Daech. Le printemps arabe a été tué dans l’œuf et depuis dix ans, la guerre en Syrie a fait plus de 500 000 morts. Là où tout a commencé, en Tunisie, une nouvelle Constitution a été saluée par la communauté internationale.