Dix ans après la découverte du «boson de Higgs», la science encore à la recherche de nos origines

CERN

Il y a tout juste dix ans, le 4 juillet 2012, les physiciens du Cern de Genève annonçaient avoir découvert le « boson de Higgs », une particule fondamentale pour la compréhension du fonctionnement de notre univers. Une décennie plus tard, le LHC, le grand collisionneur de hadrons, creusé dans le sous-sol franco-helvète, n’a toujours pas percé les mystères de nos origines sur Terre. Mais le Cern compte bien repousser un peu plus les limites de la connaissance.

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Il aura fallu un demi-siècle aux chercheurs pour confirmer ce qui n’était au début qu’une hypothèse. Si la matière qui nous entoure possède une masse, c’est bien grâce à une particule clef, le « boson de Higgs », du nom de l’un des physiciens qui avait prédit son existence. Si importante que les médias l’ont très vite surnommée la « particule de dieu ».

Un nom un peu galvaudé, reconnaît la directrice de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern), Fabiola Gianotti : « Ce nom a été inventé par l’éditeur et l’éditeur a pensé qu’en l’appelant la "particule de dieu", les ventes augmenteraient. Mais c’est vrai que le "boson de Higgs" joue un rôle spécial. Il est lié à quelques-unes des questions les plus importantes auxquelles aujourd’hui, on n’a pas de réponse ».

Notre univers est-il stable ?

Parmi ces questions, en voici une, absolument vertigineuse : est-ce que notre univers est stable ou est-ce qu’il peut s’effondrer comme un château de cartes en une seconde ? Pour y répondre, le Cern envisage de créer un nouveau collisionneur encore plus puissant que le grand collisionneur de hadrons (LHC) : un anneau de 100 kilomètres de diamètre enfoui sous la frontière franco-suisse, entre Genève et Jura, pour faire de nouvelles découvertes : « Cela dépend de ce que l’on entend par découverte. Si découverte veut dire trouver des nouvelles particules, on n’est pas sûr ; si par contre, découverte veut dire faire des progrès remarquables dans notre connaissance de l’univers, la réponse est oui ».

En attendant que le projet voit le jour, le LHC lui n’a pas dit son dernier mot. Après trois ans de travaux, il s’apprête à relancer ses collisions de protons à une vitesse proche de celle de la lumière pour tenter d’affiner la connaissance du « boson de Higgs ».

►À écouter aussi : 1. Retour sur le boson : pourquoi cette particule est-elle si fondamentale? (19 septembre 2013)

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles