Divisés en interne, les indépendantistes catalans attendent des jours meilleurs

Ce samedi 4 juin, une partie des indépendantistes catalans espagnols se retrouvent à Perpignan, en France, pour leur congrès annuel. Divisés depuis cinq ans et la crise autour du référendum d'autodétermination illégal, les indépendantistes tentent de survivre et de maintenir un semblant de cohésion, en attendant des jours meilleurs.

Le choix du parti Junts Per Catalunya (Ensemble pour la Catalogne) de Carles Puigdemont, ancien leader indépendantiste réfugié à Bruxelles, de se réunir à Perpignan, ville française, est symbolique. Le choix de la ville française permet à l'un des trois principaux partis indépendantistes catalans espagnols de rappeler que le but ultime reste l'unification des deux Catalogne, du Sud et du Nord, autrement dit la partie espagnole et la partie française. Un rêve lointain, alors que la question indépendantiste n'est plus la priorité au Sud.

Une lutte indépendantiste encore jeune

Si le passé historique de la région est très riche et date de plusieurs siècles, le raidissement autour de la Catalogne du Sud est récent. Cela fait un peu plus d'une vingtaine d'années que l'indépendantisme prend de l'ampleur. Auparavant, rappelle Benoît Pellistrandi, historien spécialiste de l'Espagne contemporaine, l'identité catalane cohabitait plutôt bien avec la nation espagnole. « La meilleure formule pour résumer la chose est celle de Jordi Pujol, lorsqu'il était président de la Généralité entre 1980 et 2003. Il disait "Je suis catalan et espagnol, mais si pour être espagnol, on me demande de cesser d'être catalan, alors je cesserai d'être espagnol pour rester catalan." »


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