Divisée, la gauche meurt, rassemblée, elle vit et pèse

Libération.fr

Quels que soient les moyens mis en œuvre, l’action locale ou la conquête du pouvoir central, les forces qui luttent contre le néolibéralisme doivent d’abord combattre leurs divisions pour peser sur l’avenir du monde.

Par deux fois en moins d’un an, l’espoir d’enfoncer un coin, si petit fût-il, dans l’hégémonie néolibérale aura donc été démenti : la première avec l’échec du mouvement social au printemps dernier, la seconde avec l’échec conjoint des candidatures cousines de Mélenchon et de Hamon.

Laissons de côté les amertumes compréhensibles et les sarcasmes mesquins qu’a suscités la division des deux principaux candidats de la gauche. Cette division n’est pas due à la mauvaise volonté des uns ou des autres. Elle a des racines profondes, mais elle ne doit pas masquer que, de toute manière, leurs scores additionnés arrivent à peine à un quart de l’électorat. La gauche reste très largement minoritaire. Il faut se demander pourquoi.

Mais peut-être doit-on d’abord se justifier de définir la gauche comme résistance à l’hégémonie néolibérale. On peut user des mots comme on veut, mais les traditions comptent, et il y a bien deux principes dont le jeu conjoint a défini ce qu’on a historiquement appelé la gauche : liberté et égalité.

Le premier trouve sa source dans la lutte contre l’absolutisme et se prolonge dans la résistance à toute sorte d’arbitraire d’Etat, à travers notamment la défense des libertés politiques fondamentales. Le second trouve sa source dans la lutte contre les privilèges des grands et, du fait de la généralisation du capitalisme et de la civilisation industrielle, a pris la forme du mouvement ouvrier pendant un siècle et demi. Libéralisme et socialisme en furent les noms plus ou moins clairs, malgré leurs relations parfois tendues. Pour une raison simple : la gauche est le mouvement de résistance aux oligarchies de toutes natures qui tendent à se former au sein de tout pouvoir, étatique ou social.

Or, force est de constater que la gauche dite (...)

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