Les dividendes mondiaux ont chuté moins que prévu en 2020... sauf en Europe

·2 min de lecture

La pandémie de coronavirus qui pèse sur l’économie des entreprises, a affecté le versement des dividendes dans le monde. Selon un rapport publié ce lundi à ce sujet, les dividendes ont chuté de 12% pour atteindre 1 255 milliards de dollars l’année dernière. Mais c’est une baisse moins forte qu’anticipée, avec des différences notables d’un pays à l’autre.

Malgré la pandémie, les deux tiers des sociétés dans le monde ont pu maintenir voire augmenter leurs dividendes. Cependant, une entreprise sur cinq a dû les réduire et une sur huit les annuler en 2020. Selon une étude du gestionnaire d'actifs Janus Henderson, la pandémie a provoqué une récession moins sévère que la crise de 2008.

Ce sont les entreprises d’Amérique du Nord qui s’en sortent le mieux, car pour verser des bénéfices à leurs actionnaires, elles ont diminué ou supprimé le rachat d’actions. Microsoft, le géant américain des logiciels est ainsi aujourd’hui le plus gros payeur mondial de dividendes.

►À lire aussi: En temps de pandémie, des dividendes qui divisent

La Chine, Hong Kong et la Suisse tirent aussi leur épingle du jeu. En revanche, les pays d’Europe, comme le Royaume-Uni, la France ou l’Espagne, ont versé deux fois moins de dividendes parce que les régulateurs ont demandé aux banques de fermer le robinet.

Les banques parmi les plus touchées

Sur le plan sectoriel, les banques, les producteurs de pétrole sont les plus touchés par cette baisse, alors que la distribution alimentaire, les produits pharmaceutiques ont « bien résisté », selon le gestionnaire.

Quant à l’avenir, ses prévisions sont incertaines. L’étude prévoit une hausse des dividendes, à partir d’avril, pouvant atteindre 5% dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas, elle anticipe une baisse d’environ 2%, à 1 320 milliards de dollars.