"Diva" de Juliana Notaria : l’art de représenter le sexe féminin

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Léa Simone Allegria, écrivaine et auteure du "Grand Art" (Flammarion), s'arrêtera chaque semaine sur une œuvre qui fascine – pour de bonnes ou de moins bonnes raisons – et façonne l'art. Cette semaine : "Diva", une œuvre de la plasticienne brésilienne Juliana Notaria.

" Le sexe féminin est un appel d’être, comme d’ailleurs tous les trous " écrit Sartre dans L’Être et le Néant. Un trou passif et béant qui attendrait une chair étrangère pour se transformer. Dans la culture occidentale, le discours autour du sexe féminin et sa représentation oscillent entre tabou, fascination et répulsion.Dans l’Antiquité grecque, les déesses de marbre étaient représentées sans poils, sans fente, comme si leur sexe n’existait pas – on sait désormais qu’elles étaient peintes et que le bombé du pubis était peut-être recouvert d’une épaisse toison, certainement blonde, la couleur des dieux. Cette disparition des couleurs sur les statues antiques a engendré un malentendu qui devint la norme pendant plus d’un millénaire : à la Renaissance, les vulves des Vénus sont imberbes et les poils font mauvais genre. Jusqu’au XIXème siècle, le sexe féminin est représenté sans être obscène tant qu’il n’est pas velu.Du scandale à la célébration de la féminitéC’est dire à quel point “L’Origine du monde” de Gustave Courbet fait scandale en 1866 : le tableau est non seulement la première œuvre d’art dont le sujet central est le sexe d’une femme, mais on déplore encore la pilosité du modèle, synonyme de...

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