"On dit la même chose": Élisabeth Borne assure que le gouvernement est aligné sur la question des superprofits

Élisabeth Borne ce mercredi 31 août 2022. - SARAH MEYSSONNIER / POOL / AFP
Élisabeth Borne ce mercredi 31 août 2022. - SARAH MEYSSONNIER / POOL / AFP

Élisabeth Borne serre les rangs."On est sur la même ligne au sein du gouvernement", affirme la Première ministre ce jeudi sur France Inter, concernant la question d'une taxe sur les superprofits.

"On dit la même chose", insiste la locataire de Matignon.

Dimanche dernier, la cheffe du gouvernement avait esquissé une ouverture dans les colonnes du Parisien, expliquant qu'elle ne "fermait pas la porte" à une telle mesure. Et de préciser que "personne ne comprendrait que des entreprises dégagent des profits exceptionnels alors même que les Français peuvent être inquiets pour leur pouvoir d’achat".

Bruno Le Maire avait pris ses distances mardi dernier devant le Medef. "Je ne sais pas ce que c'est qu'un superprofit", affirmait le ministre de l'Économie. "Je sais que les entreprises doivent être profitables, c'est tout ce que je sais".

"C'est compliqué de savoir qui fait des superprofits" a abondé Élisabeth Borne ce jeudi, indiquant qu'"il faut qu'il y ait un travail pour savoir de quoi on parle".

"Ce qu'on dit, Bruno Le Maire comme moi, c'est que nous souhaitons prioritairement que les entreprises qui n'ont pas de raison d'augmenter leurs prix ne le fassent pas, rendent du pouvoir d'achat aux Français", a-t-elle affirmé.

La Première ministre a également déclaré que le gouvernement ferait le "point d'ici la fin de l'année pour regarder si certaines entreprises n'ont pas entendu [le] message". Tout en précisant que si elles ne "faisaient pas preuve de responsabilités", l'exécutif ne "fermait pas la porte" à une taxe sur les superprofits.

Cette mesure est fortement réclamée par la gauche. Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a ainsi mis sur la table l'idée d'un référendum d'initiative partagé (RIP) sur la taxation des superprofits, avant de recevoir le soutien de Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise.

Article original publié sur BFMTV.com