Distribution d’iode, exercices de sécurité : Kiev met en garde contre le risque de radiations à Zaporijjia

DAVID GUTTENFELDER / NYT

“Les craintes d’être confronté à un accident de fusion nucléaire sur le site de la centrale de Zaporijjia s’accentuent”, résume le magazine américain Newsweek. Il existe un risque de “pulvérisation de substances radioactives”, a averti samedi l’opérateur public ukrainien. Selon Energoatom, les troupes russes ont bombardé le site “à plusieurs reprises au cours de la dernière journée”, endommageant l’infrastructure de la centrale.

D’après l’opérateur, depuis samedi à la mi-journée, la centrale “fonctionne avec le risque de violer les normes de sécurité en matière de radiations et d’incendie”. Moscou assure de son côté “que les troupes ukrainiennes ont tiré 17 obus sur l’enceinte de la centrale dont quatre seraient tombés sur le toit d’un des bâtiments. Selon les Russes, l’armée ukrainienne bombarderait la centrale depuis une ville qui fait face à la centrale depuis la rive opposée du Dniepr”, rapporte Euro News.

Face à l’inquiétude montante, les autorités ukrainiennes ont distribué des comprimés d’iode aux résidents vivant à proximité de la centrale dans le but de protéger les habitants d’éventuelles radiations, rapporte le Guardian.

L’AIEA attendue dès la semaine prochaine à Zaporijjia

Dmytro Orlov, le maire d’Enerhodar, la ville occupée par la Russie qui se trouve à côté de la centrale nucléaire, a fait savoir que 25 000 tablettes avaient été données à la population par des médecins, par mesure de précaution, précise le New York Times. Selon les habitants, les Russes contrôlent les pharmacies de la ville mais de nombreux médecins ont continué à travailler et peuvent toujours distribuer des médicaments.”

Toujours selon le quotidien américain, les autorités régionales ukrainiennes ont également “intensifié leurs exercices de sécurité” et “mis à jour leurs systèmes d’alerte et leurs plans d’évacuation en cas d’urgence”. Un système de notification a été conçu pour avertir les personnes vivant à la fois sur le territoire contrôlé par le gouvernement ukrainien et dans les zones sous occupation russe.

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