Dissolution de Génération identitaire : "Ceux qui en auront envie continueront à militer dans d'autres organisations"

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Jean-Yves Camus, directeur de l'Observatoire des radicalités politiques, réagit à la décision du gouvernement de dissoudre le groupuscule d'extrême droite, qui s'est récemment fait remarquer pour ses patrouilles anti-migrants à la frontière franco-espagnole.

Tic-tac. Le temps est compté pour Génération identitaire (GI). Le groupe d’extrême droite ne dispose que de dix jours pour s’opposer à la procédure de dissolution enclenchée contre elle par Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur, ce samedi 13 février. C’est la première fois qu’un gouvernement s’engage aussi explicitement contre ce groupuscule basé à Lyon, connu pour ses actions tapageuses comme son déploiement d'une banderole hostile aux étrangers sur la façade de la CAF de Bobigny (Seine-Saint-Denis) en 2019, ou ses patrouilles anti-migrants dans les Pyrénées en 2021. Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques et spécialiste de l’extrême droite, déchiffre pour Marianne ce projet de dissolution. Marianne : En plein débat sur le " séparatisme ", Gérald Darmanin porte personnellement la procédure de dissolution contre Génération identitaire (GI). L’organisation existe depuis 2012 sous cette forme. Pourquoi s’en prend-on à elle maintenant ? Jean-Yves Camus : Il y a des projets de dissolution qui traînaient dans les cartons. Déjà en 2013, à la suite de l’affaire Meric et de la dissolution de Troisième Voie, de l’Œuvre française et de la Jeunesse Nationaliste Révolutionnaire (JNR), ce...

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