Dissolution de BarakaCity: le fondateur de l'association demande "l'asile politique" à Erdogan

Par JP
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Istanbul, le 27 novembre 2019 - Ozan Kose / AFP
Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Istanbul, le 27 novembre 2019 - Ozan Kose / AFP

Il estime ne plus être "en sécurité" sur le sol français. Driss Yemmou (dit Idriss Sihamedi), fondateur de l'association BarakaCity, dissoute ce mercredi en Conseil des ministres, s'est adressé via Twitter au président turc Recep Tayyip Erdogan pour lui demande "l'asile politique".

Écrit en turc, le tweet formule cette "requête" à la fois pour Driss Yemmou et pour son "équipe". "Je ne suis pas en sécurité en France en tant que représentant de notre ONG", affirme-t-il.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la dissolution de cette association, qui selon lui "incitait à la haine", "entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale" et "se complaisait à justifier des actes terroristes". À l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal s'est voulu clair:

"Cette association et son président-fondateur, derrière un paravent humanitaire, diffusaient antisémitisme, menaces de mort et apologie de crimes contre l’humanité."

Quant à Driss Yemmou lui-même, il est soupçonné de harcèlement en ligne envers Zineb El Rhazoui, ex-journaliste de Charlie Hebdo. Il doit être jugé deux fois par le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement et pour injure publique. À travers sa demande "d'asile", il entend vraisemblablement jouer des tensions qui s'accentuent aujourd'hui entre Paris et Ankara.

Article original publié sur BFMTV.com