Dissolution: "Il y avait un autre chemin", celui d'une "coalition", assure Braun-Pivet

La présidente de l'Assemblée nationale Yael Braun-Pivet, discourant lors d'une soirée de mobilisation contre la montée de l'antésimitisme en Europe, au théâtre Antoine à Paris le 3 juin 2024 (GEOFFROY VAN DER HASSELT)
La présidente de l'Assemblée nationale Yael Braun-Pivet, discourant lors d'une soirée de mobilisation contre la montée de l'antésimitisme en Europe, au théâtre Antoine à Paris le 3 juin 2024 (GEOFFROY VAN DER HASSELT)

"Il y avait un autre chemin, qui était le chemin d'une coalition, d'un pacte de gouvernement", a estimé lundi sur France 2 la présidente sortante de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, après la décision du président de la République de dissoudre l'Assemblée.

Interrogée sur sa propre candidature aux législatives, Mme Braun-Pivet à indiqué y réfléchir. Elle s'est dite favorable à des "accords", des "coalitions les plus larges possibles", estimant qu'on a "besoin de coopérer avec le Sénat, avec le président du Sénat, avec les LR et coopérer également avec les socialistes, les écologistes".

"J'en ai marre de cette vie politique où on se renvoie la responsabilité des échecs, où on considère qu'on a raison à soi tout seul", a-t-elle dit.

S'agit-il d'une "faiblesse" de la part du président de la République ? "La faiblesse c'est de ne pas avoir réussi à engager le pays sur cette voie de la coopération des différents partis. C'était l'essence même du dépassement qui a été imaginé en 2017 par le président de la République (...) Force est de constater qu'on n'a pas réussi cela, mais je pense qu'il n'est pas trop tard", a-t-elle dit.

Après la large victoire du Rassemblement national, le président de la République Emmanuel Macron décidé de dissoudre l'Assemblée et de convoquer des élections législatives les 30 juin et 7 juillet.

sl/gbh/hr/lbx