Dispute entre Dupond-Moretti et Darmanin: "l'incident est regrettable mais il est clos", selon Castex

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Le Premier ministre Jean Castex, à Paris, le 4 juin 2021  - Eliot BLONDET © 2019 AFP
Le Premier ministre Jean Castex, à Paris, le 4 juin 2021 - Eliot BLONDET © 2019 AFP

L'événement a animé la chronique politique mercredi. En marge du Conseil des ministres, le Garde des Sceaux a accusé le ministre de l'Intérieur de "trahison" après que celui-ci a semblé se moquer, sur France Inter, du score de la liste LaREM éliminée au premier tour des régionales dans les Hauts-de-France dimanche. Liste sur laquelle figurait Eric Dupond-Moretti. En recevant Le Figaro ce vendredi, Jean Castex a abordé cet épisode fâcheux pour sa majorité, endolorie par l'énorme taux d'abstention dans le pays et par ses piètres performances dans les urnes.

Le chef du gouvernement a confirmé avoir reçu les deux hommes jeudi. Il a d'abord vu Gérald Darmanin à la mi-journée, avant de le retrouver, en fin de journée, en compagnie d'Eric Dupond-Moretti, "pour leur proposer de passer à autre chose". Il a assuré qu'on pouvait à présent fermer le ban après le psychodrame: "L’incident est certes regrettable, mais il est clos".

Castex "blindé"

Il a évoqué plus largement le sujet des régionales, et la faible participation: "Les Français ont la tête ailleurs. Cela me préoccupe. On sort pourtant de dix-huit mois où les pouvoirs politiques - élus comme gouvernement - se sont décarcassés pour sortir le pays de la crise". "J’ai la conviction que les Français ne remettent pas en cause l’action du gouvernement que je conduis", a-t-il pourtant avancé. En revanche, il a tiré la leçon qu'il fallait "mettre les bouchées" pour ancrer la majorité présidentielle dans le pays.

Un an après son intronisation à Matignon - il fêtera ce premier anniversaire le 3 juillet -, l'ancien maire de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, affirme avoir le cuir épais désormais dans l'arène politique: "J’ai essuyé beaucoup d’oppositions et de cris de l’opposition, je suis blindé! D’autant que je doute que la perspective de la présidentielle n’apaise les esprits".

"Je serai le premier ministre de la crise sanitaire et économique jusqu’au terme de ma mission. Je suis prêt, avant de devenir un premier ministre de campagne, à mener d’autres réformes. C’est dans l’intérêt du pays", a encore déclaré Jean Castex.

Article original publié sur BFMTV.com

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