Dispersion générale autour de François Fillon

Libération.fr

L’appel à manifester dimanche en soutien au candidat LR parti en croisade contre la justice a fini de convaincre une soixantaine d’élus de droite de le lâcher. Alain Juppé n’exclurait plus de se présenter à la place du député de Paris, dont le domicile a été perquisitionné jeudi.

Sur la porte du cockpit, ça cogne de plus en plus fort. Lemairistes, juppéistes, et même sarkozystes : ils tapent furieusement pour que le pilote barricadé rende les commandes de la machine. Plus que jamais, le drame du pilote suicidaire entraînant dans la mort tous les passagers de l’Airbus s’impose, à droite, comme une allégorie de la folle campagne de François Fillon.

Au lendemain du tonitruant «je ne me retirerai pas» du candidat qui se dit victime d’une tentative «d’assassinat politique», les appels se sont multipliés pour qu’il renonce et cède sa place à un autre représentant du parti Les Républicains. Le nom d’Alain Juppé était cité jeudi avec de plus en plus d’insistance. Jamais la perspective d’un retour du maire de Bordeaux n’avait été aussi clairement évoquée, y compris dans le bureau de François Fillon qui réunissait dans la matinée plusieurs élus de son parti, notamment François Baroin et Valérie Pécresse. Un peu plus tôt dans la journée, le domicile parisien du candidat, soupçonné de «détournement de fonds publics» et d’«abus de biens sociaux», avait été perquisitionné. Selon un de ses proches, le maire de Bordeaux confirme désormais ouvertement qu’il est prêt à prendre les commandes, à condition, bien sûr, que Fillon soit d’accord. «Prêt mais loyal», précise ce juppéiste. Devant Fillon, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, n’a pas caché son effarement lorsqu’elle a découvert mercredi soir que le rassemblement pro-Fillon de dimanche au Trocadéro était présenté par certains comme une manifestation contre «le coup d’Etat des juges». Désaveu partagé par Nathalie Kosciusko-Morizet et par le directeur de campagne, Patrick Stefanini, également membre du Conseil (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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