Disparus de Mirepoix : Marie José, suspecte n°1, «m’avait fait pourtant une bonne impression»

Notre envoyé spécial à Lavelanet (Ariège), Jean-Marc Ducos
Christophe Orsaz a entretenu une relation avec Marie-José M. Elle a été arrêtée ce lundi avec un de ses anciens amants

L’an dernier, Pascal Eychenne, un médecin de Lavelanet a fait la connaissance de la suspecte n° 1. Marie-José voulait l’alerter sur la personnalité trouble de Christophe Orsaz. Le début de la machination ?


Elle a 57 ans et est une ancienne maîtresse de Christophe Orsaz. Cet homme, âgé de 46 ans, n’a plus été vu depuis le 30 novembre 2017. Il était alors avec sa fille, Célia, 18 ans, à la station-service de Lavelanet (Ariège). Leur voiture fut retrouvée carbonisée 40 kilomètres plus loin le soir même. Après six mois d’enquête, l’ancienne maîtresse, Marie-José M., infirmière libérale, et son ancien amant, Jean-Paul, ont été placés garde à vue ce lundi. Deux autres personnes ont été arrêtées.

Le docteur Pascal Eychenne, médecin biologiste à Lavelanet, se souvient très bien de sa première rencontre avec Marie-José M. L’infirmière et Christophe Orsaz venaient alors de se séparer. « Elle m’avait fait pourtant une bonne impression quand elle est venue me voir. C’était il y a tout juste un an à la mi-juin 2017. Une bonne présentation, bien habillée, et elle disait m’alerter pour protéger ma mère de cet homme qu’elle employait comme jardinier. »

« Elle le traitait de pervers narcissique »

« C’est vrai j’ai pensé qu’elle voulait se venger de cette séparation et lui nuire. Elle le traitait de pervers narcissique et assurait qu’il lui devait entre 10 000 et 15 000 euros », raconte le médecin qui découvre aussi des dossiers et des photos compromettantes sur l’ordinateur présumé de Christophe, détenu par Marie-José. Des fichiers en fait « piratés » par la quinquagénaire.

À l’époque, le docteur Eychenne ne peut pas imaginer telle machination : « J’ai donc conseillé à ma mère de se séparer de Christophe, ce qu’elle a fait », continue le médecin. Mais lorsque la disparition de Christophe et sa fille ont été connues dans la région, le docteur se souvient que l’infirmière a lourdement insisté pour obtenir « un dîner » avec le médecin. « Elle m’a fait du rentre-dedans et a voulu me (...)

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