Disparu pendant deux heures, un enfant de 6 ans est retrouvé avec un mystérieux traumatisme crânien

·4 min de lecture
L'incident s'est produit à La-Seyne-Sur-Mer (Var) (Photo : Andia/Universal Images Group via Getty Images)
L'incident s'est produit à La-Seyne-Sur-Mer (Var) (Photo : Andia/Universal Images Group via Getty Images)

Un élève de CP d’une école de La-Seyne-Sur-Mer a échappé à la vigilance des enseignants, jeudi dernier en fin de journée, et quitté seul l’établissement. Retrouvé près de deux heures après, l’enfant souffre d’une blessure d’origine mystérieuse.

Qu’est-il arrivé au petit Ylies jeudi 2 juillet à la sortie de l’école ? Le mystère reste entier, six jours après le gros moment de panique vécu par les parents de l’enfant, mais aussi par l’équipe éducative de l’école Martini à La-Seyne-Sur-Mer (Var).

Le petit garçon échappe à la vigilance des adultes

Ce jour-là, en effet, Ilyes était comme souvent censé aller à la garderie après la fin de la journée de classe à 16h30, en attendant que son père vienne le chercher. Mais rien ne s’est passé comme prévu : au moment de la sortie des cours, l’élève de CP a réussi à passer “discrètement de la file du périscolaire à la file des sorties”, comme le rapporte une source du rectorat citée par Var Matin.

Ilyes a ensuite réussi à s’éclipser sans être remarqué par aucun adulte. Ce n’est que plusieurs minutes plus tard que le personnel de l’établissement lance l’alerte. “Mon mari qui était en route pour aller chercher Ylies a reçu un appel de l’école vers 17h, raconte la mère du petit garçon. On lui a demandé si quelqu’un était déjà venu le prendre, car il était introuvable.”

“Il me demandait : ‘Où est ma maman ?’”

C’est alors le branle-bas de combat dans le centre ville de la commune pour retrouver l’enfant disparu. Ilyes sera finalement repéré peu après 18h, à environ 500 mètres de son école, à proximité de la mer. En apparence, le petit garçon ne présente aucune blessure.

De retour à la maison avec leur fils, ses parents vont néanmoins constater que ce dernier n’est pas dans son état normal. “Il me demandait : ‘Où est ma maman ?’, témoigne la mère du petit. Il était très pâle, mou comme une marionnette. Il avait des spasmes. Et voulait dormir.”

Un mystérieux traumatisme crânien

“Je pensais au soleil, qu’il était déshydraté”, poursuit la maman d’Ilyes. Le lendemain, un passage aux urgences révèle cependant que le petit garçon souffre d’un traumatisme crânien, probablement provoqué par un choc à la tête. L’origine du mal reste cependant un mystère, l’enfant n’ayant pu fournir aucune information à ce sujet.

Ilyes est alors envoyé en urgence à Marseille dans un service de neuro-chirurgie pédiatrique, car les médecins s’inquiètent d’une possible aggravation de son état. Resté en observation pendant plusieurs jours, l’enfant a finalement été autorisé à rentrer chez lui.

La mère porte plainte contre l’école

Il semble cependant toujours souffrir des séquelles du traumatisme crânien. “Il dort beaucoup et souffre de fortes migraines”, affirme ainsi sa mère. A posteriori, cette dernière ne cache pas son incompréhension quant aux circonstances de l’incident : “Que faisait mon fils devant le portail de l’établissement alors qu’il était censé aller à la garderie? Comment a-t-il réussi à échapper à la surveillance du personnel enseignant?”

Autant de questions qui vont faire l’objet d’une enquête, puisque la maman a porté plainte contre l’école pour “blessures involontaires”. Du côté des autorités scolaires, on affirme que “le lien de causalité entre une éventuelle chute pendant la fugue et le traumatisme constaté le lendemain à l’hôpital n’est pas établi”.

Deux enseignantes menacées sur les réseaux sociaux

Cette mésaventure survenue juste avant les vacances provoque en tout cas des remous autour de l’école. La directrice de l’établissement et une institutrice ont ainsi été menacées et insultées sur les réseaux sociaux, à tel point que la police a été contactée.

Du côté des associations de parents d’élèves, on espère bien que toute la lumière sera faite sur les circonstances de cet incident. “L’idée n’est pas spécialement de trouver un coupable - l’erreur est humaine - mais bien de comprendre ce qui s’est passé pour que ça ne puisse plus se reproduire”, souligne ainsi Farida Bousandel, déléguée à la FCPE.