Disparition de Tiphaine Véron: quatre ans après, sa famille demande à la justice de ne pas l'"abandonner"

Une fresque géante du regard de Tiphaine Véron installée à Poitiers, le 29 juillet 2021 - GUILLAUME SOUVANT © 2019 AFP
Une fresque géante du regard de Tiphaine Véron installée à Poitiers, le 29 juillet 2021 - GUILLAUME SOUVANT © 2019 AFP

Quatre ans après sa dispartion au Japon, la mère de Tiphaine Véron lance une pétition "pour demander à la justice française de ne pas abandonner" sa fille. Elle appelle ainsi la juge d'instruction française à ne pas clore le dossier, à poursuivre l'enquête et à se rendre sur place.

"La possibilité d'un crime me terrifie", écrit-elle. "C'est pourtant la thèse accréditée par la majorité des experts aujourd'hui. Le sang apparu sur les murs de sa chambre d'hôtel, l'arrêt brutal de son téléphone portable, les témoignages contradictoires... Tout indique que ma fille a été victime d'un acte malveillant. Qu'est-il arrivé à ma Tiphaine?"

En quelques jours, la pétition a déjà recueilli près de 20.000 signatures. "Signez cette pétition pour empêcher la justice française de commettre l'irréparable", implore la mère de la jeune femme.

Tiphaine Véron a disparu le 29 juillet 2018 à Nikko, une cité touristique du nord-est du Japon, entourée de collines et de bois. La jeune femme, qui était alors âgée de 36 ans, avait quitté son hôtel pour aller se promener, laissant derrière elle sa valise, son passeport et son programme de visites touristiques.

"J'ai très peur que Tiphaine ait été kidnappée"

Depuis quatre ans, les recherches effectuées par ses proches sur place n'ont rien donné - ils ont engagé un détective privé - pas plus que les enquêtes judiciaires menées depuis Poitiers et au Japon. Une équipe de policiers français s'étaient rendus sur place sans succès en mai 2019.

Les proches de Tiphaine Véron écartent la thèse d'un accident et privilégient la piste criminelle. "Il y a énormément de faits divers à Nikko, j'ai très peur que Tiphaine ait été kidnappée", s'inquiétait son frère sur BFMTV. Il déplorait également qu'il n'y ait "jamais eu d'enquête criminelle ouverte".

Antoine Vey, l'avocat de la famille de la jeune femme, regrettait également que les enquêteurs japonais aient "objectivement cherché à faire de cette affaire une non-affaire". Il évoquait également des éléments troublants qui n'ont jamais été explorés, comme la présence dnas la région de prédateurs sexuels.

Au début du mois de juillet, la juge d'instruction en charge de l'enquête - basée à Poitiers, la ville d'origine de Tiphaine Véron - terminait ses investigations. Elle avait ainsi "notifié aux parties qu'elle n'entendait pas diligenter elle-même d'actes complémentaires dans le cadre de l'information" et annoncé qu'elle souhaitait clôturer son information.

Article original publié sur BFMTV.com

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