Mort de Robert Hossein, défenseur d'un théâtre populaire et grandiose

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Il aura fallu le Covid-19 pour le mettre à terre. Robert Hossein, qui venait de fêter mercredi ses 93 ans, semblait pourtant inébranlable. Une force de la nature avec sa carrure massive et son caractère de fer, qu'on pouvait encore apercevoir se baladant seul du côté de la place des Ternes quand il n'était pas au grand air dans les Vosges à Vittel. Un peu à l'image de ce Joffrey de Peyrac sans cesse revenu des morts qu'il incarna dans la saga des Angélique, marquise des Anges, et qui l'inscrivit dans la mythologie du cinéma. Un peu contre son gré : "Vous n'allez pas me dire, vous aussi, que j'ai fait fantasmer votre mère et votre grand-mère", pestait-il en plaisantant lorsqu'on le rencontrait pour la première fois il y plus de 20 ans. "Cela veut dire que je suis vieux car vous, à 25 ans, vous ne savez même plus qui je suis!"

Bouillonnant de projets

Il était comme ça, Robert Hossein : passionné, bavard, un brin séducteur, souvent en colère contre lui-même ou les autres, et toujours grand seigneur. Un peu voyou comme il aimait le dire, lui qui avait appris à se débrouiller pour échapper à la misère de son enfance. Les interviews se faisaient à déjeuner autour d'une bonne table, et un gros bouquet de fleurs vous remerciait à chaque article paru.

Vous arriviez avec une bonne liste de questions à lui poser, et lui vous embarquait dans un tourbillon de références historiques et littéraires qui vous tenait en général plus d'une bonne heure. Car en plus du spectacle tout juste à l'af...


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