Disparition de Régis Neyret, le journaliste qui a sauvé le Vieux Lyon des bulldozers

Jean-François Lixon

Avec du recul, Lyon et ses habitants se disent qu'ils l'ont échappé belle. Le décès à 92 ans du journaliste Régis Neyret leur rappelle qu'il s'en est fallu de peu pour que le magnifique et aujourd'hui très touristique quartier du Vieux Lyon, sur la rive droite de la Saône, ne soit rasé pour être remplacé par une autoroute et que ses bâtiments Moyen-Âge et Renaissance ne fassent place à des immeubles du style "front de Seine" à Paris.



Quartier insalubre et mal famé

Quand le nouveau maire de Lyon, Louis Pradel, prend en charge la gestion de la Capitale des Gaules en 1957, un projet datant de son prédécesseur Edouard Herriot dort dans les tiroirs. Il s'agit de débarrasser la ville d'un de ses quartiers les plus vieux et mal famés, celui qui court entre Saint-Paul, Saint-Jean et Saint-Georges, au long de la rive droite de la Saône. Les bâtiments sont alors noirs de crasse, mal entretenus, insalubres et les petites rues reliées entre elles par les fameuses traboules lyonnaises sont hantées par la délinquance, voire la prostitution. Les édiles y voient donc l'occasion de donner un coup de jeune à la ville tout en éradiquant une pustule malséante.

En rasant le quartier, hormis la cathédrale Saint-Jean, bien sûr, et quelques bâtiments alentours, ils feraient place à une voie rapide à l'assaut de la colline de Fourvière, les bâtiments anciens s'affaçant au profit de (...)

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