«La Disparition», un nouveau média épistolaire directement expédié chez ses abonnés

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"L'idée de La Disparition est née pendant le premier confinement , lorsqu'on s'est rendu compte que des choses gravées dans le marbre pouvaient disparaître du jour au lendemain", raconte à l'AFP François de Monès, co-fondateur du nouveau média avec Annabelle Perrin.

11 euros par mois sans engagement

Qu'il s'agisse de services publics, de la biodiversité, de quartiers, de métiers ou de maladies, "on a découvert qu'il y avait plein de disparitions qui devaient se raconter" mais pas question de le faire sur un site internet: "Ce serait assez antinomique, la presse papier étant elle-même en voie de disparition", reconnaît-il.

C'est alors que le format de la lettre s'impose. "Quasiment plus personne ne s'écrit de lettres aujourd'hui. La boîte aux lettres, c'est pour les factures et les publicités", déplore le co-fondateur. "On a donc voulu la faire revivre parce que c'est plus personnel, plus intime et ça crée plus de lien entre le lectorat et le média", estime-t-il.

Pour 11 euros par mois sans engagement, l'abonné de La Disparition recevra donc tous les quinze jours chez lui une lettre de 7 à 12 pages dans laquelle l'auteur (poète, journaliste, dramaturge ou romancier) se met en scène dans une aventure qui raconte une disparition.

Lassitude envers le numérique

La première lettre, écrite par le journaliste Quentin Müller, évoquera la disparition d'un arbre sur une île au large du Yémen. Ce format tout papier peut notamment se révéler populaire en période de crise sanitaire, analyse l...


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