Disparition Mort de Robert Ryman, peintre du blanc

Libération.fr

Il aura mis la peinture sens dessus dessous en faisant passer le blanc devant tout le reste. Robert Ryman est mort vendredi à 88 ans dans sa demeure new-yorkaise. Né en 1930 à Nashville (Tennessee), il apprit la peinture sur le tas, se faisant connaître pour ses toiles monochromes et son travail d’auscultation, d’analyse et de dépeçage de la peinture. En 1986, il expliquait : «Mon intention n’a jamais été de faire des peintures blanches. […] Je n’estime même pas que je peigne des peintures blanches. Le blanc est seulement un moyen d’exposer d’autres éléments de la peinture. Le blanc permet à d’autres choses de devenir visibles.» Ses toiles qu’il mouchetait de traces blanches, épaisses et durcies, laissant le lin brunâtre découvert par endroits, forgèrent une œuvre expérimentale, brouillant les frontières entre le tableau et la couleur immaculée des murs d’expo.Photo R. Washington. Redux Réa. ADAGP

Retrouvez cet article sur Liberation.fr

Robert Ryman, l'ardeur de la toile blanche
Caravage, dard et d’essai
«Inciser le temps», combinaisons spéciales
Mircea Cantor à l’affût du folklore
Pour le meilleur et pour la cire