Disparition de Michel Piccoli : "La France est orpheline", selon son grand ami Gilles Jacob, ancien président du Festival de Cannes

franceinfo Culture avec agences

Ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob a publié en 2017 un livre d'entretiens avec Michel Piccoli dont il était un ami proche. Il revient sur la carrière d'un acteur d'exception dont "la France est orpheline".

Que doit-on retenir de Michel Piccoli ?

Gilles Jacob : Michel, c'était l'art du comédien : la classe, l'élégance et la pudeur, la tendresse et l'extravagance, la fraîcheur de ceux qui ont gardé leur âme d'enfant. Il représentait aussi la cocasserie. L'envie de surprendre et de laisser germer ce grain de folie qui font les très très grands. C'est pour cela que les plus grands cinéastes comme Marco Ferreri, Claude Sautet et Jean-Luc Godard l'ont utilisé magnifiquement. On ne dirigeait pas Piccoli. On le filmait. C'était inutile de lui donner des explications. Le personnage qu'il interprétait le guidait, et l'imprégnation du personnage. Il accueillait l'évidence des... choses de la vie. La France est orpheline d'un fils. Il nous laisse son oeuvre et notre chagrin.

Quels souvenirs gardez-vous des Festivals de Cannes où il a défendu tant de films et où il a décroché un prix d'interprétation ?

Ce prix d'interprétation, il l'a reçu ex-æquo avec Anouk Aimée pour Le Saut dans (...)

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