Disparition de Magali Blandin: son mari en garde à vue, un "projet criminel" découvert

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Le mari de Magali Blandin, recherchée depuis le 12 février, a été placé en garde à vue jeudi après-midi, tandis que trois suspects d'origine géorgienne ont été mis en examen dont l'un pour "meurtre en bande organisée", a annoncé le parquet de Rennes jeudi soir.

"Les investigations ont permis de mettre à jour un projet criminel visant Magali Blandin élaboré à l'automne 2020. Il convient désormais de préciser les termes de ce projet criminel et le rôle de l'ensemble des protagonistes ayant pu y concourir", a précisé le procureur de Rennes Philippe Astruc dans un communiqué.

Magali Blandin, éducatrice spécialisée de 42 ans et mère de quatre enfants, est recherchée depuis le 12 février au soir, alors qu'elle n'était pas allée chercher ses enfants à l'école. Sa disparition avait donné lieu à de vastes recherches autour de son domicile de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine), à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Rennes.

L'enquête avait rebondi dimanche dernier avec l'interpellation de quatre hommes et une femme, nés entre 1975 et 2003, suspectés de tentative d'extorsion en bande organisée. Le mari de Mme Blandin s'était en effet présenté fin février auprès du juge chargé de l'enquête pour l'informer qu'il était victime d'une "tentative d'extorsion d'une somme de 15.000 euros" et qu'il "se sentait menacé".

Au terme des gardes à vue, un homme né en 1990 en Géorgie a été mis en examen pour tentative d’extorsion en bande organisée et meurtre en bande organisée et placé en détention provisoire. Sa compagne, née en 1996 en Géorgie, a été mise en examen pour tentative d'extorsion en bande organisée et placée sous contrôle judiciaire.

Enfin, un autre homme, né en 1975 en Géorgie, "très connu de l'institution judiciaire, sorti de prison en début d'année", a également été mis en examen pour tentative d’extorsion en bande organisée et placé en détention provisoire, selon le parquet.

"Les éléments recueillis attestent d’une tentative d’extorsion qu'ils disent cependant sans lien avec la disparition de Magali Blandin mais liée à une simple dette du mari de celle-ci", précise M. Astruc.

Par ailleurs, un homme né en 1980 en Géorgie, voisin du mari de Mme Blandin, interpellé mardi près de Cherbourg, est toujours en garde à vue ainsi que le mari de Magali Blandin.

Cette dernière avait déposé plainte pour violences conjugales le 3 septembre 2020 et avait déclaré "à cette occasion avoir pu elle-même se montrer violente", selon le parquet qui avait classé la plainte sans suite après l'audition de son mari en garde à vue.

L'enquête avait mis "en lumière un contexte de tension au sein du couple lié notamment à la gestion des ressources du ménage", selon la même source.

Les enfants du couple ont été placés.

aag/ahe