Disparition - Grand fan de tennis, l'acteur Guy Bedos est mort à 85 ans

L'Equipe.fr

Acteur, humoriste, personnalité engagée, Guy Bedos est mort à 85 ans. Souvent féroce sur scène, il aimait beaucoup le sport, le tennis notamment, qu'il a pratiqué à l'écran dans « Un éléphant, ça trompe énormément » et « Nous irons tous au paradis ». Quatre jours après le décès de son grand ami, l'académicien français Jean-Loup Dabadie, Guy Bedos est mort ce jeudi à l'âge de 85 ans, a annoncé son fils Nicolas Bedos sur les réseaux sociaux : « Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t'avoir eu pour père. Embrasse Desproges et Dabadie. Vu que vous êtes tous au paradis. » Comédien (il avait commencé au cinéma en 1955 dans Futures vedettes de Marc Allégret), Molière du meilleur « one man show » en 1990, personnalité engagée aux idées de gauche revendiquées, Guy Bedos a notamment joué en 1976 et 1977 dans les deux grands succès d'Yves Robert, Un éléphant, ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis, dans le rôle de Simon, aux côtés de Jean Rochefort, Claude Brasseur, Victor Lanoux et Marthe Villalonga, qui interprétait sa mère. Scénario de Jean-Loup Dabadie... Écrites par Dabadie, les scènes de tennis, des parties de double entre les quatre acteurs, sont immédiatement devenues cultes. Nicolas Bedos, le fils de Guy Bedos « Mon père adorait le tennis. Mais il ne pratiquait aucun sport, à part un peu de ping-pong de temps en temps pour rigoler. » Dans un entretien à L'Équipe en novembre dernier, Nicolas Bedos, dont le parrain était Jean-Loup Dabadie, était notamment revenu sur le goût de son père pour le sport : « Mon père adorait le tennis. Les grands matches de foot aussi, en Coupe d'Europe et en Coupe du monde, surtout quand ça sourit un peu pour la France. » Nicolas Bedos avait aussi évoqué le tournage des deux films d'Yves Robert. « Mais il joue très, très mal, dans le film, assurait le fils de Guy Bedos. Mon père ne pratiquait aucun sport, et j'en paye un peu les conséquences. Le fait de ne pas avoir de frère aussi. Quand on a trois soeurs et un père qui ne fait rien, à part du ping-pong de temps en temps pour rigoler, on n'a pas de modèle, pas de compétiteur. Je n'ai rien choisi moi-même en fait. Mais il regardait Roland-Garros, et je me souviens qu'il était particulièrement désobligeant et cruel - à distance - avec ce pauvre Henri Leconte, qu'il ne pouvait pas encadrer. Je l'ai rencontré par la suite et c'est un très brave type. »


Très présent sur les planches, Guy Bedos a aussi mené une grande carrière d'humoriste, en duo avec sa première épouse, Sophie Daumier, dans les années 60 et 70, avec sa grande amie Muriel Robin dans les années 90, en solo très souvent. Et le sport était parfois de la partie. Dans les années 70, l'ami Dabadie lui écrit le sketch du Boxeur, « vaincu par K.-O. au premier round »... Dix ans plus tard, toujours sous la plume de Dabadie, c'est Carton Rose, qui évoque un footballeur homosexuel. Avec Muriel Robin, à l'Olympia, en 1992-1993, il joue Carola, un sketch sur une lanceuse de javelot qui a un peu trop tapé dans l'armoire à pharmacie. Féroce comme souvent avec lui mais toujours profondément humain.