Disparition d'Estelle Mouzin : fin d'une nouvelle campagne infructueuse de fouilles

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·3 min de lecture
Monique Olivier et la juge Sabine Kheris, non loin d'Issancourt-et-Rumel, le 31 août 2021 (AFP/FRANCOIS NASCIMBENI)
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

La nouvelle campagne de fouilles menée depuis lundi dans les Ardennes pour tenter de retrouver le corps d'Estelle Mouzin, victime présumée de Michel Fourniret en 2003, s'est terminé vendredi sans résultat, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et d'une avocate.

"Les fouilles sont terminées, elles ont été infructueuses, rien n'a été trouvé", a indiqué à l'AFP la gendarmerie des Ardennes. "Tout le monde est reparti après un dernier interrogatoire à la gendarmerie de Sedan de Monique Olivier", l'ex-compagne du tueur en série, a-t-on indiqué à la gendarmerie.

"Le corps d'Estelle Mouzin n'a pas été retrouvé", a confirmé auprès de l'AFP Me Corinne Herrmann, avocate de la famille de la fillette, enlevée à neuf ans le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). L'avocate a décliné tout autre commentaire.

Aucune nouvelle opération n'est prévue dans l'immédiat dans les Ardennes, mais "nous restons à la disposition de la juge d'instruction", Sabine Kheris, pour de possibles nouvelles investigations selon l'évolution de l'enquête, a-t-on poursuivi à la gendarmerie.

Le site fouillé, en bordure du bois communal d'Issancourt-et-Rumel, désigné comme lieu de l'inhumation d'Estelle Mouzin par Monique Olivier, avait été rouvert jeudi soir, avec la levée du dispositif policier.

Auparavant, l'avocat de Monique Olivier, Me Richard Delgenes, avait évoqué une situation qui "commence à se tendre un peu" en l'absence de résultat, après la mise en cause la veille de la bonne volonté de sa cliente par Me Seban.

"Ce n'est pas de la faute de Monique Olivier si on n'a pas retrouvé l'ADN d'Estelle Mouzin plus tôt ou qu'on n'a pas fait ce qu'il fallait pendant 15 ans", avait estimé Me Delgenes. "Attention à ne pas essayer de forcer à tout prix des aveux, des éléments qu'elle n'aurait pas parce qu'on n'aurait pas fait plus tôt ce qu'il y avait à faire", avait-il mis en garde.

Monique Olivier "est la co-auteure avec Michel Fourniret des crimes qu'on connaît et donc, tout en promettant qu'elle fait tout, qu'elle veut nous aider, il y a des secrets qu'elle ne veut pas livrer", avait affirmé Me Seban.

"Je crois qu'elle ne veut pas tout dire parce qu'elle (...) craint les questions sur sa participation (...). Tant qu'il s’agit de mettre en cause Michel Fourniret, il n’y a pas de problèmes, dès que sa participation est en cause, c’est beaucoup plus difficile", avait-il développé.

Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret — mort à Paris le 10 mai à 79 ans — avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition de l'enfant.

Conduite sur les lieux des fouilles menées ensuite en divers sites ardennais, Monique Olivier avait pour sa part affirmé en avril l'avoir accompagné à Issancourt-et-Rumel pour le laisser enfouir le corps.

Le site, déboisé depuis pour permettre les recherches, se situe à proximité de Ville-sur-Lume, où, toujours selon Monique Olivier, son ex-époux a séquestré, violé et tué Estelle dans une maison appartenant à sa sœur. L'ADN partiel de l'enfant a été retrouvé à deux endroits sur un matelas saisi en 2003 dans cette maison.

Ce contenu peut également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles