Disparition de Delphine Jubillar: perquisition au domicile du couple

Rym Bey et Esther Paolini
·2 min de lecture
Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn. - BFMTV
Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn. - BFMTV

Neuf jours après sa disparition, l'enquête piétine pour retrouver Delphine Jubillar, cette infirmière du Tarn qui n'a plus donné signe de vie depuis le 15 décembre. Alors qu'une information judiciaire a été ouverte la veille pour "arrestation, enlèvement, détention ou séquestration arbitraire pendant plus de 7 jours accomplis", les deux juges d'instruction désignées ont ordonné une perquisition au domicile du couple Jubillar alors que, dans un premier temps, seuls des vérifications et relevés d'indices étaient prévus.

Selon nos informations, cette perquisition n'a rien donné. Il s'agissait du premier acte des deux magistrates depuis l'ouverture de l'information judiciaire.

Des relevés d'indices

La rue dans laquelle se situe le domicile des Jubillar a été coupée à la circulation par les forces de l'ordre dans la matinée. Au moins une dizaine de gendarmes sont venus sur place, notamment des enquêteurs de la section de recherche de Toulouse et une équipe de l'identification criminelle.

Des militaires en combinaison blanche étaient aussi présents pour effectuer des relevés d'indices. Selon nos informations, Cédric Jubillar, le mari de la disparue, se trouvait à l'intérieur du domicile.

En parallèle, les fouilles ont repris dans la région. Alors que la battue citoyenne n'a pas donné d'éléments probants mercredi, des plongeurs sondent une digue autour d'un lac situé à une vingtaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines.

Du porte-à-porte dans les communes voisines

Par ailleurs, de nouvelles recherches sont effectuées dans cinq secteurs qui n'avaient encore jusque-là jamais été fouillés. Après l'audition de nombreux témoins et proches de la famille, du porte-à-porte est prévu chez des riverains aux alentours de la commune.

Mais force est de constater que les enquêteurs n'ont toujours que très peu d'éléments concrets. La commune n'est par exemple dotée que de deux caméras de vidéosurveillance, à la pharmacie et à la mairie, ce qui complique l'enquête.

"Rien n'indique" que la disparition de cette mère de famille "a pu être volontaire", a indiqué le procureur de Toulouse Dominique Alzeari. Mais la piste criminelle semble désormais privilégiée, au regard de l'information judiciaire ouverte par le parquet d'Albi.

Article original publié sur BFMTV.com