Disparition de Delphine Jubillar: garde à vue prolongée pour le mari et deux proches

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Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn. - BFMTV
Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn. - BFMTV

Six mois jour pour jour après la disparition dans le Tarn de Delphine Jubillar, infirmière et mère de 33 ans, son mari et deux autres personnes de sa famille ont été placés en garde à vue mercredi. Le procureur de Toulouse Dominique Alzeari a fait savoir ce jeudi matin que ces trois gardes à vue sont prolongées pour une durée de 24 heures.

Les gardes à vue "ont été prolongées pour une durée de 24h00 (soit jusqu'à vendredi, ndlr) par les magistrats instructeurs. Les auditions et actes se poursuivent avec l'assistance des avocats" des gardés à vue, a précisé Dominique Alzeari. Un point presse est prévu vendredi dans la journée.

Cédric Jubillar, intérimaire d'une trentaine d'années, a été arrêté mercredi "hors de son domicile" et placé en garde à vue, tout comme sa mère et son beau-père.

Interrogé sur les incohérences du récit du mari

Selon une source proche de l'enquête à BFMTV, Cédric Jubillar est en garde à vue car les enquêteurs souhaitent le confronter à des incohérences apparues dans son récit sur la nuit de la disparition de l'infirmière. En outre, Cédric Jubillar va devoir s'expliquer sur des traces techniques et des témoignages de tiers qui ne coïncident pas avec ses explications.

Selon la version du mari, Delphine Jubillar est sortie de la maison le 15 décembre vers 23 heures pour promener leurs deux chiens, en plein couvre-feu, vêtue d'une doudoune blanche et avec son téléphone portable. Les chiens seraient revenus à la maison sans elle, selon le mari.

Réveillé vers 4 heures du matin par les pleurs de leur fille, Cédric Jubillar se serait alors rendu compte de l'absence de son épouse et aurait téléphoné à des amies de cette dernière habitant le village, pensant qu'elle pouvait se trouver chez l'une d'elles. Il a ensuite appelé la police. Mais selon des informations de presse, Delphine Jubillar aurait envoyé à un "confident" le soir du 15 décembre peu avant 23 heures une photo d'elle en tenue de nuit avant d'aller se coucher.

Intérimaire d'une trentaine d'années, Cédric Jubillar a toujours clamé son innocence, mettant en avant une possible "disparition volontaire" de son épouse avec qui il était en instance de divorce. ll n'avait jusque-là jamais été officiellement mis en cause par les autorités judiciaires. Il avait été entendu fin avril pendant une heure trente en "qualité de partie civile", donc de victime, par les juges d'instruction.

Article original publié sur BFMTV.com

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