​Disparition d’Uderzo : le dernier maître de la BD s’en est allé

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Fils d’immigrés italiens, Alberto Aleandro Uderzo voit le jour le 25 avril 1927 dans la Marne. Tout petit, il se délecte des aventures de Mickey Mouse publiées dans Le Petit Parisien,ne tardant pas à reproduire des dessins de Disney avant de laisser vagabonder son inspiration.

Albert commence à travailler a 14 ans

Bruno, son frère aîné, est convaincu qu’il a suffisamment de talent pour en vivre : de fait, Albert n’a pas quatorze ans lorsqu’il commence à travailler, au début de la guerre, pour la Société parisienne d’édition, qui compte parmi ses périodiques le célèbre Bibi Fricotin. Son poste ? Des tâches ingrates à la marge du graphisme, mais fort instructives, qui constituent sa seule formation professionnelle, prolongée pendant un an. C’est durant cette période qu’il publie son premier dessin, pastiche de la fable « Le corbeau et le renard », annonciateur à plus d’un titre du ton que prendra sa carrière.

En 1943, le jeune homme fuit le Service du travail obligatoire, qui impose aux jeunes Français de partir en Allemagne faire tourner la machine de guerre nazie. Bien qu’il n’ait pas l’âge d’être appelé, il a préféré anticiper et se réfugie dans un petit village armoricain « cerné de camps allemands et miliciens », précise l’historien Raphaël Spina. À la Libération, il intègre brièvement un studio d’animation qui lui permet de réaliser sa bande-dessinée humoristique : le débutant plonge déjà dans le passé en mettant en scène les aventures d’un gentilhomme.

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