Les discussions à gauche "avancent mieux que ce que je pensais", se réjouit Mélenchon

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Jean-Luc Mélenchon, alors candidat LFI à la présidentielle française, le 10 février 2022 sur le plateau de France à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis  - Thomas COEX © 2019 AFP
Jean-Luc Mélenchon, alors candidat LFI à la présidentielle française, le 10 février 2022 sur le plateau de France à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis - Thomas COEX © 2019 AFP

"Les discussions avancent mieux que ce que je pensais", s'est réjoui ce vendredi Jean-Luc Mélenchon à propos des tractations sur un accord à gauche en vue des législatives de juin, qui doit s'appuyer sur une convergence sur "la stratégie et le programme".

Le chef des Insoumis, qui a réalisé près de 22% au premier tour de la présidentielle, a demandé mardi aux Français de "l'élire Premier ministre" via les législatives de juin, en imposant une cohabitation au futur locataire de l'Elysée.

LFI a engagé des discussions bilatérales en début de semaine avec EELV, le PCF et le NPA, pas encore avec le PS - qui a pourtant voté en faveur d'une alliance avec LFI. Elles se poursuivront ce weekend avec EELV.

Des réticences dans les rangs de LFI

Avec les écologistes, "il aura suffi de rencontres informelles pour mettre de côté les contentieux", a salué Jean-Luc Mélenchon lors d'une visite au Festival du livre de Paris, ce vendredi.

Globalement, "les discussions avancent bien, mieux que ce que je pensais", a-t-il ajouté. "Ça a été très vite, c'est ça le plus surprenant, cet après-midi ils discutent encore, il y a plusieurs groupes de travail".

Pour lui, "le plus important c'est le fond de la stratégie, si on tombe d'accord sur le programme on entraînera, si on cache la moitié, si on raconte des salades, on n'arrive à rien car les gens n'accepteront pas", a expliqué Jean-Luc Mélenchon.

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"Ce sera un pari... Je sais que ça peut nous coûter", a confié l'ex-candidat à la présidentielle, en référence aux réticences de certains de ses militants à pactiser avec des partis plus modérés. Mais il a redit sa conviction qu'agglomérer augmentait les chances de remporter les législatives: chaque formation de gauche "entre en résonance, si faible soit-elle, avec la société".

"Il y en a encore qui traînent les pieds"

Il a cependant regretté: "Les derniers arrivés, il faudra bien qu'ils s'adaptent, et ce n'est pas que le PS, il y en a encore qui traînent les pieds".

"Le Parti communiste c'est étrange, c'est surtout entre eux qu'il y a une discussion je crois, je l'espère parce que comme c'est là ça va pas le faire", a prévenu Jean-Luc Mélenchon. "Hier il y avait une discussion, les choses étaient bien avancées et on écoute Fabien Roussel c'est pas la même chose... il peut pas y avoir 36 lignes!"

Fabien Roussel a réclamé une conférence de presse commune de toute la gauche dès lundi, et assure que les communistes veulent un accord global. Quant au NPA, "c'est pas possible, ils veulent faire campagne avec leurs propres mots d'ordre... Il faut qu'ils comprennent qu'on fait pas un congrès du NPA", a taclé le député des Bouches-du-Rhône.

Article original publié sur BFMTV.com

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